‹ Écrits spirituels et historiques (volume 3)Chapitre 55 sur 65 · Voir la Vie, p · texte numérisé non relu

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2. Les textes sont cités dans cet ordre : I, 1, 2 ; III, 4, x ; II, 3- 4 : m> 5 >'

vin. 8, 9 ; vi, x ; vin, 14

de la parfaite Ursuline, était un sujet dont elle devait aimer à s’entretenir.

En résumé, ce n’est point un commentaire ni une exposition du Cantique que nous avons ici, mais un entretien sur l’Épouse des Cantiques, et encore, pour préciser davantage, sur la contemplation dont elle est l’exemplaire et qui doit faire l’occupation foncière d’une vie d’Ursuline.

On observera, en effet, dans la lecture de la pièce, que Marie va d’un trait au sommet du Cantique, à ce repos de la contemplation, fruit pour l’Épouse de son union à l’Époux, son exercice essentiel, universel, pour ne pas dire unique. Sur tout ce qui est préparation à l’entrée dans ce bienheureux état : pratique des vœux, conformité aux maximes de l’Évangile, dont elle parle ailleurs dans de si beaux développements; sur tout ce qu’elle renferme ici sous les travaux de la recherche généreuse de l’Époux dans la nuit, Marie passe rapidement. Ce n’est qu’un préambule, une entrée en matières. Au contraire, avec la contemplation, sa place, son rôle dans l’existence de l’Épouse, elle est au cœur de son sujet. Elle s’y arrête avec complaisance. Et c'est sur l’invitation pressante aux âmes qui l’écoutent de se livrer sans réserve, dans la société de l’Épouse, à ce même exercice, qu’elle conclut. Si cette morale doit nous donner la clé de tout le discours, ne serait-on pas autorisé à penser qu’il porte au fond sur la contemplation ? Mais ce n’est peut-être pas dire assez. Il est possible que l’intention de la Vénérable Mère soit plus précise encore. L’ « Épouse sainte » du Cantique est moins proposée aux jeunes sœurs de Sainte-Ursule pour ses excellences propres, que pour être leur « guide dans la conduite de leurs amours. » De part et d’autre, même vocation. Partant, mêmes attraits, mêmes voies, mêmes obligations. L’Épouse est la contemplative idéale. La contemplation est son élément, la source de sa vie et de ses opérations, sa vie même. Là, elle goûte le Christ. Là, elle « puise des forces pour le travail de la vie active » qui lui est destiné. Là, elle fait son repos définitif. Si elle en sort, c’est avec le « congé » de l’Époux, et pour répandre « son ivresse sainte sur les sujets qui lui sont recommandés. » Autant dire qu’elle y demeure toujours. Elle est Marthe et Marie ; mais elle n’est Marthe que parce qu’elle est Marie, et elle reste

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