‹ Écrits spirituels et historiquesChapitre 138 sur 239 · Écrits II, pp · texte numérisé non relu

Écrits II, pp

11. L : lorsque vous entrâtes dans vos études ? Vous ne pouviez donc. La Vénérable Mère fait allusion à l’entrée de Claude dans l'une de ces congrégations de la sainte Vierge que les Jésuites établissaient dans leurs collèges. On ne voit pas pourquoi L a substitué sa formule imprécise au détail concret de l’original. L’admission de Claude eut peut-être lieu au collège de Rennes, où il entra en 1631.

DE MARIE DE L’INCARNATION

chose que les avantages qui se sont présentés pour vous à Paris, mais qui eussent été infiniment ravalés au-dessous de ceux que vous possédez maintenant12. Je crois, et la vôtre me l’assure, que vous ne les regrettez pas, ni l’abaissement de naissance dont vous me parlez, qui n’est nullement considérable 13 ; — je ne sais qui vous en a donné connaissance, je n’eusse eu garde de vous en parler. — Je ne vous ai jamais aimé que dans la pauvreté de Jésus-Christ, dans laquelle je retrouve tous les trésors.

Il est certain que vous n’étiez pas au monde que je les souhaitais pour vous : mon cœur en ressentait des mouvements si puissants que je ne les puis exprimer. Vous êtes donc maintenant dans la milice, mon très cher fils. Au nom de Dieu, faites état de la parole de Jésus- Christ, et pensez qu’il vous dit : Celui qui met la main à la charrue et tourne le dos arrière n est pas propre pour le royaume des deux 14. Ce qu’il vous promet est bien plus grand que les avantages qu’on vous faisait espérer, que vous devez estimer boue et fange pour vous acquérir Jésus-Christ 15. Votre glorieux Patriarche saint Benoît vous en a donné un grand exemple. Imitez-le, au nom de Dieu, et que mon cœur ait cette consolation par la première flotte 16, que mes vœux offerts à sa divine Maj esté depuis vingt-et-un ans sans intermission aient été reçus au Ciel17. Je vous vois en de saintes résolutions, c’est

12. La duchesse d’Aiguillon avait procuré à Claude un emploi de sous-secrétaire chez le secrétaire du cardinal, son oncle. En annonçant cette nouvelle à son protégé, Dom Raymond de St-Bemard lui disait : « Il faut pour cet emploi un homme sage et capable du secret, et l’on vous a fait la grâce de vous juger propre à cela » (M pp. 21-22). C’était évidemment une situation prometteuse.

13. V, L, M : disgrâces de votre condition qui ne sont nullement considérables. Périphrase maladroite qui constitue un contresens certain. C’est en effet la naissance (la condition), non l'abaissement (les disgrâces), qui n’est pas digne de considération. Le seul sens que l’on puisse donner aux imprimés, c’est que ces disgrâces en comparaison des biens spirituels ne valent pas même la peine d’un regret. Mais c’est une pensée étrangère à l’original (1).

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