‹ Écrits spirituels et historiquesChapitre 16 sur 239 · La Mère des fils de Zébédée. Saint Mathieu; xx · texte numérisé non relu

La Mère des fils de Zébédée. Saint Mathieu; xx

DE MARIE DE L’INCARNATION

vous ne me refuseriez pas votre assistance. Plût à Dieu que vous pussiez lire dans mon intérieur, car il ne m’est pas possible de dire tout ce que je pense. J’ose seulement vous dire que je crois que Dieu veut cela de moi. Mes oraisons continuelles seront à ce sujet, car je ne veux rien que la volonté de sa divine Majesté, à laquelle je veux que tous mes désirs soient soumis et subordonnés.

De Tours, le Jer (?) avril 1633 11 .

17. Dans V p. 326, cette lettre est accompagnée d’une note marginale : A son directeur, avril 1635. V ne donne aucune indication du quantième du mois. L qui fait de cette lettre la troisième de la Mère de l’Incarnation à Dom Raymond, la date du 10 avril. Mais le classement de L est inacceptable, et sa date du 10 avril l’est également. Entre la lettre du 20 mars et la lettre présente, L intercale une lettre du 5 avril. V reproduit aussi cette lettre du 5 avril, mais il l’insère en troisième lieu. Et c’est V qui a raison. Sans doute, il arrive souvent à Dom Claude Martin d’utiliser les lettres de sa mère, dans sa glose de la Relation de 1654, sans aucun souci de leur chronologie. On ne saurait le taxer ici d’arbitraire. Nous avons souligné le passage où Marie de l’Incarnation dit expressément que cette lettre fait immédiatement suite à celle du 20 mars. Il sera en outre aisé de montrer que la lettre du 5 avril n’est qu’un complément de la lettre présente. Dom Raymond dut répondre assez vite à la première lettre de sa dirigée et à la nouvelle qu’elle lui apportait. Le voyage de Tours à Paris prenait ordinairement cinq jours, et probablement un peu moins par la poste. Dix ou onze jours suffisaient donc pour une réponse par retour du courrier. Pour les deux correspondants, le temps pressait. Sitôt la réponse de Dom Raymond en mains, Marie de l’Incarnation donna les renseignements demandés. Ce pouvait être le Ier avril. C’est la date que nous proposons. Les auteurs laissaient alors assez de liberté au typographe. Serait-ce ce dernier qui par suite d’une faute de lecture aurait reporté une lettre du Ier avril au 10 du même mois ? L’erreur, en tout cas, paraît difficilement imputable à Dom Claude Martin.

CORRESPONDANCE

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