L a transposé plus haut ce passage
CORRESPONDANCE
les ont catéchisés et rendus capables du saint baptême. Le R. P. De Quen, les ayant été trouver à Tadoussas où quantité de nations se devaient trouver au printemps, en a baptisé grand nombre qui mènent une vie exemplaire46. Madame notre bonne fondatrice, au rapport qu’on lui en a fait, les a été visiter, ne craignant point les fatigues pour tâcher avancer la gloire de Dieu 47. Elle a été quelque temps avec sa compagne48 dans une petite cabane d’écorces avec ces bons néophytes. Nous avons eu cet hiver proche de nous la nation d’Iroquet et les Algonquins de l’Ile. On les instruisait dans notre chapelle où plusieurs ont été baptisés, Notre-Seigneur nous donnant en cela sujet de lui rendre quelque petit service en ce qui regarde nos fonctions49.
Dieu nous a à toutes conservé la santé 50. Il est mort dans les bois une de nos séminaristes, qui déterminait des points de notre sainte foi qu’on chante. Nous avons pensé la faire religieuse, en étant très capable. Enfin, elle est morte, son livre en mains, en priant Dieu51. Nous en avons d’autres, très braves
46. Sur cette mission du P. De Quen à Tadoussac, voir RJ 1644 (Q 60-65 ; C XXVI, 128-154).
47. Mme de la Peltrie, après sa fugue à Montréal, était enfin revenue à Québec et rentrée chez ses Ursulines. Son séjour à Tadoussac est mentionné par la Relation de 1644, en deux endroits (Q 29 et 63 ; C XXV, 236, et XXVI, 138).