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Celles, les confirmations

DE MARIE DE L’INCARNATION

façon de France : le climat, les vivres et antres circonstances y sont entièrement différentes. Ce n’est pas qu’on n’y puisse faire les choses, selon leur circonstance, aussi parfaitement qu’en France, et ce, dans l’esprit de l’Ordre41. Mon fils, ç’a été mon plus grand affaire42, depuis que je suis en Canada, que notre établissement actuel et notre union. Car pour ce qui regarde l’étude de la langue et ce qui touche l’instruction des Sauvages, et43 d’enseigner à mes Sœurs ce que j’en ai pu apprendre avec la grâce de Dieu, cela m’a été si délectable, que j’ai plutôt péché en l’aimant trop que d’envisager que cela m’a été pénible44. Voilà nos petites affaires, mon très cher fils. Une autre fois, je vous en dirai davantage.

Ma nièce N. 45 m’a écrit et fait dire par nos deux Mères46, qu’elle a dessein de me venir trouver. Ne lui en mandez rien, crainte que nos Mères ne crussent que je la voudrais appeler à moi. Seulement recommandez cela à Dieu, et si elle vous en écrit, vous lui répondrez selon que Dieu vous inspirera, sans faire mention de moi, sinon que je l’aime comme ma propre fille47. La vocation de Canada ne se doit pas regarder dans une affection naturelle, non plus que dans les trop grands empressements, mais bien dans une vraie et solide persévérance ; autrement les sujets qui y passeront n’y auront jamais de satisfaction, et n’y trouvant pas ce qu’ils s’attendaient, reprendraient bientôt le chemin de France. Nous n’avons point encore

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