XXV. — Le P. Georges de la Haye a Marie de l’Incarnation
Il l’exhorte « de se disposer à ce que la divine Providence ordonnerait ( d’elle) », ajoutant « que le temps de V exécution de son dessein arriverait, ainsi qu’il l’espérait. »
(De Paris, janvier-avril 1636.)
XXVI. — Au P. Antoine-Joseph Poncet, de la Compagnie de Jésus
Elle lui écrit « tant sur le sujet des Missions de Canada qu’autres », pour obéir au P. de la Haye, qui « pour quelques raisons lui a dit de le faire ».
(De Tours, janvier... 1636.)
Raymond ni pour sa correspondante, ne devait plus être la même en 1636, doit appartenir à la lettre de 1635 donnée par les deux imprimés, et non au fragment de 1636, reproduit par L seul.
Lettres XXIV-XXVI. — Connues par une allusion de Marie de l’Incarnation dans sa Relation de 1654 ( Écrits II, p. 328). Ces trois lettres nous paraissent devoir appartenir à l’année 1636.
Georges de la Haye, normand, né en 1586, entré dans la Compagnie de Jésus en 1608. Il était recteur du collège d’Orléans, quand il vint à Tours en 1632-1633 y prêcher les stations de l’Avent et du Carême. C’est alors que Marie de l’Incarnation fut mise en rapports avec lui et qu’il lui donna ordre d’écrire la première relation de ses grâces (Relation de 1633). En 1635, le P. de la Haye quittait Orléans pour Paris où il était nommé préposé de la Maison professe. Marie de l’Incarnation le retrouvera à Paris en mars 1639. Il mourut recteur du collège de La Flèche en 1652 ( Écrits I, pp. 326 et ss. ; II, pp. 297 et ss.).
Antoine Poncet, plus connu sous le nom de Joseph qu’il semble avoir pris vers 1638, peu avant de passer dans la Nouvelle-France, était fils de Jean Poncet, seigneur de la Rivière et de Brétigny, conseiller en la cour des Aides, l’un des cent associés de la compagnie de la Nouvelle-France, et de Marguerite Thiersault (B. N. Cabinet d’Hozier, 274). Né à Paris le 7 mai 1610 et entré au noviciat des Jésuites en 1629, il était à Orléans depuis 1631, quand Claude Martin y vint continuer ses études. Retourné à Paris en 1634 pour y commencer sa théologie, il était envoyé à Rome en septembre 1635 où il acheva ses cours et fut ordonné prêtre. Il en devait revenir en 1638, et rentrer à Paris où nous le retrouverons ( Écrits II, p. 321, note 7). C’était un sujet de grands dons intellectuels et de remarquables vertus.
CORRESPONDANCE