La lettre de 1637 (Voir lettre XXXII
3. Manitou, terme de la langue algonquine, ne désignait pas la divinité, mais les puissances magiques, mystérieuses, que l’esprit des Sauvages de l’Amérique du Nord voyait à l’œuvre dans les phénomènes naturels qui affectaient leur bien-être en bonne ou en mauvaise part. Le plus souvent, le manitou signifiait la force hostile qu’il s’agissait de se concilier. Les missionnaires n’avaient pas tort d’identifier le manitou des sorciers avec le démon. Les Sauvages matérialisaient le ou les manitou dans une foule d’objets, dont ils faisaient des fétiches et des talismans. Voir Hewitt : American Anthropology, 1902, et aussi les Relations des Jésuites : RJ 1633, 1637, 1647, etc.
4. « Le jour de Saint-Barnabé, nous avons eu un tremble-terre en quelques endroits (de Québec) ; il se fit si bien sentir que les Sauvages étaient bien étonnés de voir leurs plats d’écorce se choquer les uns les autres et l’eau sortir de leurs chaudières. Cela leur fit jeter un grand cri plein d’étonnement » RJ 1638 (Q 28 ; C XIV, 260). Cette secousse sismique n’eut rien de tragique, ni à l’habitation des Pères (Notre-Dame des Anges), ni ailleurs. On ne sait quelle description le P. Adam lui en fit, mais la Vénérable Mère s’amuse un peu de la frayeur des pauvres Sauvages.