XL. — Le P. Antoine-Joseph Poncet a Marie de l’Incarnation
Il lui donne avis de la rencontre qu’il vient de faire de Mme de la Peltrie et de M. de Bernières, lui fait part des intentions de cette Dame pour la fondation d’une maison de religieuses et d’un séminaire de filles sauvages à Québec et « qu’il croyait que le temps était venu auquel Dieu (se proposait) d’accomplir son dessein » sur elle.
(De Paris, 15 octobre-15 novembre 1638.)
-est vingt-quatre grandes personnes et vingt petits enfants dont la plupart étaient à la mamelle. » Mêmes renseignements dans deux lettres qu’il écrivait le 28 avril à deux de ses frères (Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec, 1929-1930. Lettres de saint Charles Garnier , pp. 14 et ss.). Voir aussi RJ 1638 (Q 44 ; C XV, 68).
9. Allusion à la conversion et à la vie très édifiante d’un Huron que nous retrouverons plus loin, Joseph Chiouatenhoua. RJ 1638 (Q 46-50; C XV, 76-100).
10. Aucune indication chronologique dans L. R qui le suit ne se compromet pas : « Cette lettre n’est pas datée, dit-il ; mais il est facile de voir que c’est ici sa véritable place, à moins qu’elle n’ait été écrite avant la précédente » (!). Nous avons vu ci-dessus qu’elle rapporte des épisodes de 1638. Nous sommes donc fixés sur l’année. Quant au mois, comme Marie de l’Incarnation ne fait aucune allusion aux lettres de novembre qui vont suivre, ce doit être la fin de septembre, ou plutôt octobre.
Lettre XL. — Connue par une indication de Marie de l’Incarnation dans sa Relation de 1654 ( Écrits II, p. 340).
Après trois années passées à Rome pour y achever sa théologie, le P. Poncet y avait reçu la prêtrise et à l’automne de 1638 était rentré à Paris. Il résidait alors depuis quelques semaines au Noviciat des Jésuites, situé dans l’ancienne rue du Pot de fer ; il s’y occupait des intérêts de la Mission de la Nouvelle-France où sur sa demande il devait être envoyé au printemps suivant. C’est là que sur la fin d’octobre ou dans les premiers jours de novembre, Mme de la Peltrie et M. de Bernières furent mis en rapports avec lui, touchant leur projet de fondation d’un séminaire de filles sauvages au Canada. Le P. Poncet, qui connaissait le dessein de Marie de l’Incarnation, pensa aussitôt à elle. Sur l’ordre du P. de la Haye, il lui fit donc part de l’affaire ( Écrits II, pp. 339-340) .
L’historien des Jésuites de la Nouvelle-France, le P. de Rochemonteix, verrait presque du miracle dans l’origine des rapports épistolaires de Poncet et de Marie •de l’Incarnation. A Lorette, où il s’était arrêté en revenant à Paris, Poncet
IIO
CORRESPONDANCE