Bel Ami, p
continuera de so lever; il y aura pour eux des aurores et dos soirs. Mais do tout cola il ne verra plus rien, et lui-niAmo il ne sera plus rien. La polito Yvette, au moment de se suicider, pleure sa beauté et se lamente sur sa chair, cette figure, ces yeux, ces joues, qui ne seront plus qu'une pourriture noire au fond de la terre. La place où iM. Parent s'assied dans une salle do brasserie et où il appuie son crâne plus dénudé chaque jour reflète elle aussi « les ravages du temps, qui passe ot fuit en dévorant les hommes, les pauvres hommes * ». Anne de Guilleroy, au moment d'ensevelir sa mère, fait un retour sur elle-même et songe qu'un jour viendra, qui n'est peut-être pas bien loin, où elle s'en ira à son tour. C'est cela qui empoisonne toutes les joies des hommes. « Si on y songeait, si on n'était pas distrait, réjoui et aveuglé par tout ce qui se passe devant nous, on no pourrait plus vivre, car la vue do ce massacre sans fin nous rendrait fous *. » Encore si elle n'était que probable, cette mort! mais elle est inévitable, aussi inévitable que la nuit après le jour. «Est-ce étrange qu'on puisse rire, s'amuser, être joyeux sous cette éternelle certitude de la mort ^ !» Ici la plainte du matérialiste rejoint la