‹ Écrivains d'aujourd'huiChapitre 25 sur 42 · Questions de critique, p · texte numérisé non relu

Questions de critique, p

M. FERDINAND BnUNETlf^.RE 4RS

formule scientilique^ » On peut bien comparer iiiio œuvre littéraire à une plante. Mais encore faut-il savoir que c'est là seulement une comparaison, ot ({ue la critique n'est ni de l'histoire naturelle ni aucune autre science. Elle est essentiellement un art.

Cela dit, et de telle sorte qu'aucune confusion ne soit possible, on peut se demander si la critique, toute distincte qu'elle soit des sciences, ne doit pas s'aider de leurs méthodes. Or, il se trouve que chaque fois que la critique en ce siècle a fait un progrès, t'a été lorsqu'elle a su emprunter quelque chose aux méthodes particulières des sciences. Villemain, aidé de Cousin et de Guizot^ introduisit l'histoire dans la critique. Il est désormais entendu que l'œuvre littéraire soutient d'étroites relations avec l'état social, avec l'état politique, avec les actions et les influences du dehors. Sainte-Beuve fait entrer dans la critique la psychologie et la physiologie; et dans la meilleure partie de son œuvre il se propose de faire « l'histoire naturelle des esprits ». Taine prend à la lettre cette expression et fait en critique de l'histoire naturelle. C'est ici que M. Brunolière reprend la question à son compte. La théorie de l'influence des milieux telle qu'elle est exposée et appliquée dansV/Iistoirede la littérature ant^iaise

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