‹ Écrivains d'aujourd'huiChapitre 3 sur 42 · Maupassant, Sur F eau, p · texte numérisé non relu

Maupassant, Sur F eau, p

jonlo lo travail do l'intoUiponco. Co travail so fait clioz iMaiipassant à la fois très rapido et très intense. Il so trouve on présence d'un individu qu'il no connaît pas ou quo do longuo dalo il a perdu do vue : « Dans un seul élan de ma pensée, plus rapide quo mon ^este pour lui tendre la mam, jo connus son existence, sa manière d'ôtro, son genre d'esprit et ses théories sur lo monde *. » C'est ainsi. Dans la vision d'un homme de province, c'est toute la vie do province qui lui apparaît. Do même, à rencontrer un vieil homme aifalé sur les hanquettes d'une brasserie, il devinera tout lo caractère avec toute l'existence, la veulerie primitive do la volonté, et la crise d'où ce faihlo est sorti î\ jamais vaincu. Et la maigre silliouetlo et le profil anguleux d'une ménagère lui diront mieux quo toutes les confidences la longue médiocrité d'une existence rétrécio. — Il en va pour les faits comme pour les êtres. Si, de la vie où nous sommes môles, tant d'épisodes nous semblent indifférents et passent inaperçus, sans avoir fixé notre attention, c'est que le sens nous en échappe, comme les mots d'une langue inapprise frappent vainement notre oreille. Mais il est clair qu'un fait reprend sa signification, et avec elle son intérêt, dès que nous apercevons les mo-

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