U Rosier de M" Uusson, p
biles d'où il est issu, et que nous le voyons naître clans ses causes. C'est ce qui arrive pour l'observateur qui, dans le raccourci de chaque vision, découvre tout le long travail que résume chaque moment d'un être ou d'une vie.
Maupassant possède à un degré éminent « ces deux sens très simples : une vision nette des formes et une intuition instinctive des dessous* ». Ce don d'apercevoir par l'inspection rapide de l'extérieur le dedans qui y est contenu, c'est chez Maupassant le don primitif et essentiel qui rend possible pour lui le travail de l'écrivain et qui le détermine par avance. Induit à écrire, non par la poussée d'une idée, mais par l'impulsion qu'il reçoit des choses, des êtres et des faits, il se tiendra tout près de la réalité. Et cette réalité lui apparaîtra divisée en tableaux où en actes, dont chacun forme un tout isolé et complet.
L'éducation littéraire à laquelle fut soumis Maupassant accentua encore chez lui cette disposition de nature. Voici comment il résume l'enseignement qu'il reçut de Flaubert : « Il s'agit, disait Flaubert, de regarder tout ce qu'on veut exprimer assez longtemps et avec assez d'attention pour en découvrir un aspect qui n'ait été vu et dit par personne. Il y a dans tout de l'inexploré. .. Pour