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La Jeunesat du grand Frédéric, ch. III

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régiment comme pas un colonel. Et dans les qualités et les vices du jeune homme on démôle déjà les éléments qui composerontle caractère du grand Frédéric : le mépris de toute loi, le cynisme et la perfidie, une sensibilité d'humanitaire, toute de tête, et ri nhumanité indispensable aux conducteurs d'hommes *...

Guillaume I""" avait entendu, tout jeune, sa mère lui annoncer le désastre d'Iéna par ces mots coupés de larmes : « L'armée n'a pas répondu à l'attente du roi. » Il avait connu toutes les humiliations du temps où, comme a dit Henri Heine, Napoléon n'avait qu'à siffler pour que l'Allemagne n'existâtplus. Depuis 1814, il ne quitte pas le rang- Il vieillit en faisant l'exercice. Il a arrêté un, plan de réforme allant à doubler exactement les forces de son pays. Devenu roi, il l'exécute en dépit de son Parlement, au péril de sa couronne et de sa vie... Et voici Frédéric lïl, le prince philosophe instruit dans Kant et dans Schleiermacher,siniple, modeste, épris de tranquillité domestique, bon père de famille, époux modèle, vivant avec sa femme dans une harmonie de pensées très nobles et de sentiments très élevés, rêvant ce rêve impossible d'une Allemagne pacifique, témoignant en toutes les occasions de son amour pour la tolé-

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