‹ Écrivains et hommes de lettres (volume 4)Chapitre 49 sur 54 · PAUL DELAROCHE · texte numérisé non relu

PAUL DELAROCHE

La mort tle M. Paul Delaroclio a été l'occasion des articles et des commentaires en usage au convoi de chaque célébrité. Tous les journaux et toutes les revues ont jeté sur son œuvre ce coup d'œil rapide que facilitent les biographies et les catalogues ; on a répété ce qui avait été dit cent fois ; on a critiqué ce qui avait déjà été critiqué; on a rappelé les disputes d'école. MM. Delacroix, Ingres, sont rentrés pour un jour dans ce champ clos solennel que le pédantisme des Aristarques aime toujours à ouvrir. Mais il nous semble qu'on a manqué l'occasion de l'enseignement le plus précieux, et que celte mort d'un liomnio ('minent n'a servi ([u'à des ([ueslions secondaires ; quand il y avait à en tirer parti pour l'éternelle et plus importante question de la dignité de l'artiste, do son rôle dans la société [)()liti(|ii(', d(^ sa probité, de son caractère enfin.

Ciiacnn est libre dans ses [)r(''férences ; oi, quoiqu'on l'ait mise en (irovcrbe, c'est une vérité irés-ri'clli! (\\ui celle-ci : On

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ne peul disputer des goûts et des couleurs. M;iis mil n'est libre de mépriser, ou seulement de mécunn;tître, la l'ermeté, dans une époque de mollesse et d'abandon moral; nul n'a le droit de refuser son liommage à l'bomme fier qui traverse les marchés humains sans s'y arrêter pour acheter ou pour vendre, et qui sait alliera une tendresse discrète et profonde tout juste assez de misanthropie pour ne pas croire aux hommes en croyant à l'humanité. Philinte est un excès ; Alceste en est un autre aussi, que nous n'avons pas souvent à combattre aujourd'hui. Mais l'homme qui sait dlablir une sorte de pondération entre le mépris et l'indulgence; qui, fermant son cœur du côté de la foule, l'ouvre du côté de ses amis; qui, ayant louché la gloire, n'en a pas été étourdi et continue à chercher l'estime; l'homme, enfin, qui préfère le travail au succès, le silence à l'applaudissement, et qui n'a jamais sacrifié une conviction à un honneur, un principe à la popularité, cet homme-là, loyal comme Alceste, aimé comme Philinte, est dans la juste et difficile mesure qu'il faut admirer par-dessus tout; il atteint gravement et sinqilemcnt à une sorte d'idéal ; il doit être étudié et proposé comme modèle; et, quand il meurt, on doit le regretter et le pleurer pour autre chose encore que pour ces œuvres visibles, qui restent dans les musées humains et qui ne rapportent tout au plus que de la gloire.

Il nous a semblé que M. Delaroche était précisément un de ces caractères, devenus si rares depuis qu'ils sont devenus si nécessaires; et les confidences de ses amis, les fragments de sa correspondance que nous avons recueillis, nous ont confirmé dans cette opinion qui manquait trop aux notices biographiques dont il a été l'objet. Sans doute, on a dit que c'était un honnête homme; mais qui donc ne se croit pas un honnête homme? Sans doute, on a vanté son désintéressement; mais il nous a paru qu'on n'avait pas assez insisté sur celte virilité de conscience qui est son caractère propre, son génie.

Quand nous nous arrêterons désormais devant les tableaux de M. Paul Dclaroclie, nous ivlrouverons dans celte peintiu'e

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savante, correcte, prévoyant tout et ne laissant ni obscurité clans l'émotion ni vayiie dans l'imagination, cette netteté, cette sérénité d'un esprit équilibré, que le devoir surveille, et qui, n'ayant jamais souffert d'excès, n'a à sereprocber ni une palinodie ni une ingratitude. Ces hommes-là, d'ailleurs, sont rares de tout temps, et, si je ne craignais de donner un tour agressif;! ma sympathie, je dirais que ces artistes-là deviennent introuvables.

La \anité, le besoin d'escompter tous les jours la renommée, l'amour des jouissances puériles de l'opinion, déroutent la plupart des admirations qui vont au delà des oeuvres contemporaines et qui cherchent l'homme sous l'artisan.

Le mal de ce temps ci, c'est l'abus de l'adresse et du talent qui sert à amnistier tout. Croyez ce que vous voudrez ; ne croyez pas, au besoin, si le fardeau d'une idée vous importune; mais ayez la grâce, la superficie, le luxe; mais charmez et amusez I La critique, si l'on veut bien donner ce nom à l'œuvre qui se fait ou qui ne se fait pas au bas de quelques journaux et dans quelques revues, la critique n'ayant pas de foi n'a pas de colère : elle pardonne tout, parce qu'elle ne demande rien; et l'artiste, quel qu'il soit, n'est plus (|u'un industriel spécial, libre de sa conscience, ne garantissant ([ue sa marchandise et ne garantissant pas ses convictions.

N'entendions-nous pas, il y a quelques jours, en [ileine Académie, un vieillard res[iectable recommander aux savants de s'isoler dans la science et invoquer les joies égo'istes de l'abstention? Je sais bien (jue M. Biot disait qu'en fuyant les périls de la place publi(|ue on fuyait aussi les séductions de l'ambition ; mais um; \ertu (|ui s'abstient du combat est-elle une \ertu'.' mais n{! [x-ut-on cesser d'être égoïste ([u'cm devenant ambitieux, et ne peut-{jn ouvrir son àmesans la \endie'.' Ml ! ne prêchez [las l'égoïsme: nous avons (h'jà la vénalité 1 Un savant, un ('■crivain, un arti.sle(pii, sous pri'lextc de rester honnête, rcfuM'dt; participera l'onivi-e conunune, au danger, ou du moins aux j)réoccupalions du moment, celui-là liabit l'huma-

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nité; et, d'ailleurs, pros(|ue toujours cette prétendue nbstention n'est (|ue h; prétexte d'une ambition habile qui se réseive pour le plus offrant. Kn alléguant qu'ils n'étaient pas des hommes politiques, certains savants et certains artistes se sont fort bien entendus tour à tour avec tous les pouvoirs politiques et n'ont jamais été fidèles (|u'à celui du moment. Cette théorie est commode, et nous ne reviendrons pas sur ce (jue nous avons dit à propos de la dernière séance académi(|ue. Mais il faut bien répondre à l'objection que des amis trèssincères de l'art en général opposent aux tendances sociales que nous nous efforçons de chercher dans tous les produits du pinceau, de la lyre, du ciseau ou de la plume. « L'art, disentils, ne doit avoir ni drapeau ni cocarde. La beauté est de tous les partis, et, pourvu qu'une œuvre plaise ou émeuve, on ne va pas s'informer des opinions, du caractère de son auteur. » Cette objection est spécieuse; mais elle ne s'adresse qu'à l'artiste factieux, qu'au pamphlétaire ({ui fait dévier son talent pour satisfaire sa passion. L'art n'a pas de drapeau. Mais l'artiste, qui est aussi un citoyen, doit en avoir un. Nous permettons aux industriels, aux avocats, aux hommes d'affaires, de disserter des intérêts publics; nous trouvons tout simple qu'aux jours d'élection toutes les fonctions sociales coopèrent à la tâche commune; et l'artiste, enfant gâté et inutile, aurait le droit de s'isoler, de ne se mêler jamais à cos difficiles épreuves! Il aurait le droit, le jour où le pavé des rues gronde sous les chariots de l'artillerie, de se mettre en chantant à son ébauche, et de peindre ou de modeler, sans plus de souci des vaincus ou des vainqueurs? Je ne demande pas que la peinture soit un manifeste ; pourvu qu'elle soit de la bonne peinture, elle aura satisfait à une condition essentielle de son but; mais je dis qu'elle ne sera de la bonne et de la sérieuse peinture qu'à la condition d'être inspirée par une conscience droite, satisfaite d'elle-même, en paix avec ses convictions. Je dis qu'on sentira malgré tout, dans le pinceau facile et superlicicl, un esprit banal et prêt pour tnns 1rs tableaux comman-

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dés; je dis que dans la gravité, dans la précision d'un autre, on devinera, au contraire, une âme contenue et ferme, qui a des principes et qui les maintient. Et puis, les regards du public ne s'arrêtent pas à la toile, à la statue; d'où vient qu'on sait que M. Paul Delaroclie est resté fidèle à des affections que nous respectons, sans les partager? Il n'a pourtnnt jamais fait acte de parti dans ses tableaux. II n'a jamais peint la liberté violente, effarée, s'élançant sur les barricades; mais il n'a pas non plus été courtisan. 11 serait difficile de dégager de son œuvre une propagande ; mais pourtant on sait, et on l'en estime, qu'il a gardé la piété du souvenir. Que cette opinion, constatée et reconnue, n'ajoute aucune lumière, aucun effet d'ombre ou de clair-obscur aux tableaux de M. Delaroche, je le conçois; mais elle ajoute l'estime du cœur au charme des yeux ; mais elle fait aimer l'homme et grandit l'artiste de toute la dignité du citoyen. C'est là un mérite qu'il est à propos de faire ressortir, de recommander, que M. Paul Delaroche a apporté, sans grand succès, dans la famille de M. Horace Vernet, et que par malheur il n'a pas légué à tous ses élèves. J'affirme que ce mérite-là n'est pas inutile à la gloire; qu'il la consolide, la purifie; et, quand un peintre voudra passer pour un artiste sérieux, il n'aura nul besoin de le dire lui-même, de l'imprimer <à ses frais, et de violenter sa modestie pour le faire voir; il lui suffira de respecter son talent et de respecter sa conscience. C'est ce que M. Paul Delaroche s'est surtout appliqué à faire. Voilà pourquoi, aujourd'hui qu'il n'y a plus d'école, plus de rivalité, le nom de cet homme de bien, qui, sévère pour lui-même, avait le droit de l'être envers la critique, restera parmi les plus purs; voilà pourquoi on revoit avec plaisii' les principaux tableaux de cet artiste éminent, et on semble retrouver dans cet arrangement ingénieux et grave, dans celle coulcui' sobre, comme le rellet d'une âme méditative et doucement éclairée qui ne cherchait ni à se cacher ni à .s(^ montiiT.

FiCs indiviiliialités s'olïacent dans ce li'ni[)S-ci, et le scepti-

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cisme universel répand une teinte uniforme sur tous les esprits. M. Delaroche fut du très-jietit nombre de ceux qui savent échapper aux flétrissures de la vulgarité, et il garda jusqu'à la fin l'empreinte nette et vive de son caractère. Mais cette originalité, si soigneusement entretenue à l'écart, ne fut jamais conservée par les âpres dépits de la vanité blessée. Ce solitaire avait dans sa solitude des amis que son amitié expansive ravissait toujours, et le culte attendri de ses élèves témoigne de son cœur.

Dans une lettre écrite par un des plus intimes confidents de M. Delarucbe, nous trouvons cet bommage explicite:

« Vous m'avez demandé quelques détails sur le caractère et les habitudes de l'homme éminent que nous avons perdu, et que tant d'amis sincères regrettent...

« Mais bien peu l'ont connu, de ceux mêmes qui estimaient hautement celte noble nature et qui admiraient ses œuvres avec enthousiasme. Bien peu surtout parmi ceux qui, dans ces derniers temps, on voulu parler de lui, en apportant dans cette étude des idées préconçues et des systèmes. Les esprits élevés, comme M. Delaroche, passent à travers la foule des esprits vulgaires sans trop se soucier d"être compris, et sans vouloir se soumettre à des appréciations qu'ils ont le droit de considérer du haut de leur valeur réelle. De hà ce reproche de roideur et de sauvagerie contre ceux qui n'ont pas toujours la banalité sur les lèvres. Il n'a appartenu qu'à ses vrais amis, à ses élèves, qu'il aimait comme ses enfants, et au petit nombre d'affections qu'il avait adoptées, de savoir jusqu'à quel point allaient sa bonté indulgente et son dévouement de tous les instants. Il était d'une simplicité extrême, d'une justice à toute épreuve envers ses ennemis. Sévère pour lui-même, et austère à force de loj^auté et de droiture, il adorait le beau et la vérité, pratiquait le bien et trouvait toujours ses efforts laborieux au-dessus de ses forces, et ses productions au-dessous de ses inspirations. Le travail était son culte ot sa vie réelle; et ce n'i'l.iit que ([uainl l.i ninladic mi des onipêclicnients inévj-

tables le privaient de son atelier qu'une teinte de misanthropie avait le pouvoir d'abattre son courage.

« Cette misanthropie si reprocliée n'était que justice pour ses contemporains. Il avait vu bien des choses et connu la bassesse et l'ingratitude de bien des hommes. Il était d'un aspect sérieux et mékincoli(|ue, facilement enjoué àl'ocC'asion, et prenant intérêt, du fond de sa retraite et de sa vie de travail, aux bruits du monde et aux nouvelles du jour. La fermeté de son esprit et ses opinions inébranlables cachaient une excessive sensibilité. Dans cette âme si éminemment douée, le sentiment religieux s'était visiblement développé dans ses dernières années ; il s'efforçait, par ses dernières œuvres, de mettre en lumière un cûté de son talent que ses premiers tableaux, inspirés de l'antique, n'avaient pas laissé entrevoir. Au reste, il avait en lui le fond de la religion, la charité... Son temps appartenait toujours à ses élèves, et lui, que rien ne pouvait distraire de son travail, il consacrait une journée par semaine à visiter les ateliers. . . »

Combien d'artistes contemporains laisseront-ils, en parlant, (les amitiés pareilles, pour répondre ainsi d'eux devant la critique et attester leur âme'.'

J'ai dit en commençant que je voulais, avant tout, dégager de cette personnalité éminente de M. Delaroche un caractère, une sorte de type d'honnêteté, de conduite et de mesure : c'est là, en effet, la moralité la [ûus essentielle et la moins recherchée dans les panc'-gyriciues contemporains. Mais cette moralité sortira sans efforts de l'examen de l'artiste, et elle n'a pas pour biil (le dissimuler des opinions trop sévèi'es de notre part sur la \al('nr puiciueiit ailisli(|iie de riiomiiK!. La peinture de .M. l'aul Dcl.iroclii' n'a ni \'rdi\l lurhuleiit ni la mièvrerie

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systématique qui plaisent aux natures vives et aux natures faibles. Forte et calme, clierehant à exprimer simplement des situations émouvantes, elle [>laît en général, après une sorte (le réflexion. Elle a un charme sérieux qui persiste et qui, ne soulevant pas d'engouement, n'est pas exposé à des réactions. Peut-être que le soin, que l'i'tude, que la tension perpétuelle du peintre pour dire tout et pour ne rien dire de trop, pour produire un effet simple, mais complet, [)0ur atltsindre à une sorte d'harmonie pleine; peut-être bien (|ue ce talent discret ne répond pas au trouble, aux ivresses, au désordre des idées, et qu'on le voudrait plus fougueux, plus désordonné, peutêtre même plus incomplet. On dirait qu'il manque d'une sorte de mauvais goût nécessaire à nos esprits blasés. Sa perfection relative nous embarrasse.

En France, où l'on se dispense souvent de la critique à l'aide des formules, on a comparé M. Paul Delaroche à Casimir Delavigne. Les Enfants d'Edouard ont à répondre de cette comparaison fort injuste. Le versificateur habile, le dramaturge timide qui adoucissait toujours les angles et qui s'efforçait de remplacer la passion par la sensiblerie, et la force par l'esprit, n'est pas l'égal de M. Paul Delaroche. Il n'avait pas, comme celui-ci, cette réflexion serrée, cette composition savante, ce culte historique, cette netteté d'empreinte qui ont fixé dans l'imagination des contemporains beaucoup de types souvent imités depuis. Il me semble que Walter Scott serait plutôt un génie analogue, et que la chasteté, la correction, la tristesse tempérée du romancier anglais répondent mieux aux qualités du peintre français. Mais à quoi bon comparer? M. Paul Delaroche suivit sa route, et le seul peut-être de tous les artistes contemporains il eut un système. Il ne se fit jias peintre d'histoire pour nous montrer des odalisques et des massacres de fantaisie; il s'efforça d'écrire l'histoire ?ur la toile ; et, si je n'étais honteux de me servir d'un mot qu'on a rendu ridicule, je dirais qu'il s'est appliqué à créer, à populariser le réalisme bistori(juo.

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Ce sera là, comme peintre, son originalité, sa gloire. 11 a voulu faire revivre les grandes époques, et surtout les grands forfaits d'État: il montre les échafauds royaux, les meurtres accomplis par des rois sur des rois ; et, jusque dans le Départ des Girondins et de Marie-Antoinette, il raconte et il commente à son point de vue l'abus de la violence.

UnelettredeM.Paul Delarocheà un ami, qu'on a bien voulu nous communiquer, initiera nos lecteurs aux secrètes intentions et au système parfaitement médité du peintre. 11 écrivait en 1851, à propos de son tableau de Marie- Antoinette :

(( Je puis me tromper, mais dans un sujet tel que celui-ci, dont l'action s'est en quel(|ue sorte passée hier, son idéalité, sa vraie poésie, c'est la vérité.

« Ainsi, en bonne conscience, je ne puis me reprocher, comme M. V. l'a dit, d'avoir fait la reine trop engraissée malgré ses infortunes, car cela est strictement vrai; pas plus que je ne regretterai de l'avoir mise tête nue, ce qui est historique. Les cheveux blancs n'ajoutent-ils pas à la j)iété et au respect qu'inspire cette noble tête encore jeune et belle? En y réfléchissant, un esprit quelque peu poêle doit reconnaître que les critiques sur ces deux points ne peuvent sortir que de vieilles cervelles classiques. Il faut que le spectateur, qui arrive indifférent, croie tout d'abord à ce qu'il voit, si vous voulez l'émouvoir profondément, et, si j'eusse fait mou héroïne bien mince et ajustée d'un voile, je n'eusse pas atteint l'effet que je cherchais. Non, il ne faut pas faire trivial pour rire vrai, mais il faut cesser de croire que c'est seulement avec un nez gicc ((u'on peut arriver à la beauté. S'il m'est permis d'avoir ([uebiuc orgueil, c'est d'avoir ouvert une nouvelle rouli; : la viaie poésie de notre ait no veut plus de ces vieux moyens. I)e|)uis vingt ans je cherche à le prouver tant bien (|iie mal, el, si j(^ n'en avais ([lU! trente, je leur pnuiveniis bien (|iie j'ai l'aisoii. Aiili'efois les lignes d'une composition, le caractère des ligures, (ont (Hait convenu, et l'on aurait pu deviner à l'aviiiice une coni|iosiiion, .sa couleur el .son

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