LE FIL PE LA VIERGE
«Gomme nous cheïninions ensemble, un fil de la Vierge flottait sur le champ, iil léger et lumineux, tissé par la main des fées. Il al«* lait de moi vers elle comme im lien , et je le pris pour un heureux présage comme l'amour a besoin d'en inventer. espérances des cœurs riches en espérances, tissées de vapeurs, emportées par le vent! —
« Je vais dans ton jardin; où donc es-tu, ma belle? les papillons voltigent dans la solitude, comme tes plantes se ramassent en gerbes, comme le vent qui vient de l'ouest m'entoure du parfum des fleurs.
« Je sens que tu m'es prochaine, la solitude est animée; ainsi audessus de ses mondes l'invisible s'émeut. —
«Les vents tièdes se sont éveillés; ils murmurent et voltigent nuit et jour; ils errent de tous côtés. frais parfums, nouveaux murmures! Maintenant, mon pauvre cœur, ne sois plus Inquiet; tout, oui , tout se renouvelle.
« Le monde devient plus beau chaque jour; on ne sait ce que tout cela va être ; la floraison ne veut pas cesser, la vallée lointaine et profonde est en fleur. Maintenant, mon cœur, oublie ta peiqe; tout, oui , tout se renouvelle. »