‹ Écrivains et poètes de l'AllemagneChapitre 16 sur 44 · LE FIL PE LA VIERGE · texte numérisé non relu

LE FIL PE LA VIERGE

«Gomme nous cheïninions ensemble, un fil de la Vierge flottait sur le champ, iil léger et lumineux, tissé par la main des fées. Il al«* lait de moi vers elle comme im lien , et je le pris pour un heureux présage comme l'amour a besoin d'en inventer. espérances des cœurs riches en espérances, tissées de vapeurs, emportées par le vent! —

« Je vais dans ton jardin; où donc es-tu, ma belle? les papillons voltigent dans la solitude, comme tes plantes se ramassent en gerbes, comme le vent qui vient de l'ouest m'entoure du parfum des fleurs.

« Je sens que tu m'es prochaine, la solitude est animée; ainsi audessus de ses mondes l'invisible s'émeut. —

«Les vents tièdes se sont éveillés; ils murmurent et voltigent nuit et jour; ils errent de tous côtés. frais parfums, nouveaux murmures! Maintenant, mon pauvre cœur, ne sois plus Inquiet; tout, oui , tout se renouvelle.

« Le monde devient plus beau chaque jour; on ne sait ce que tout cela va être ; la floraison ne veut pas cesser, la vallée lointaine et profonde est en fleur. Maintenant, mon cœur, oublie ta peiqe; tout, oui , tout se renouvelle. »

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