‹ Écrivains et poètes de l'AllemagneChapitre 17 sur 44 · ÉLOGE DU PRINTEMPS · texte numérisé non relu

ÉLOGE DU PRINTEMPS

«Verdure des blés, senteur des violettes, tournoiement des alouettes, chant des merles, pluie du soleil, vent tiède !

« Lorsque je chante de tels mots, est-il donc besoin de plus grandes choses pour te louer, jour de printemps? »

Jo m'en tiendrai là, bien que Uhland ait composé un nombre

infini de ces petites pièces ; j'ai voulu faire connaître au lecteur ces tressaillements de joie et de volupté bienheureuse que les premiers jours de printemps éveillent en Allemagne dans les âmes du peuple et dans celles des hommes qui peuvent les exprimer par la parole ou par les sons. J'ignore si j'ai atteint mon but; quoi qu'il en soit, les morceaux qu'on va lire donneront une haute idée de la sensibilité profonde et de la mâle énergie du poète.

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