LA VEILLÉE DE KOEL
« Je vois briller à travers, les fenêtres la verdure et Tor et la lueur des cierges; fentends à travers les volets retentir en cris de fête les voix limpides des enfants.
<c Les trompettes éclatantes entonnent, du haut des tours du sanctuaire, un hosannali pour celui qui donna au monde son jeune enfant!
« Mon cœur, mon cœur, d'où te vient cette joie? Mon cœur, mon cœur, n*es-tu pas seul? Notre encens et nos vœux, à qui les offrir?
« Ten sais une à qui je veux du bien ; sa porte reste ouverte pour moi, et sa chambrette me connaît.
« Mais, dans sa maison silencieuse, nul clair flambeau de réjouissance ne brûle; et, vêtue de sa robe noire de tous les jours, elle est assise là, sans prendre part à la fête.
« Héias ! pour elle il n*est pas né celui qui, dans cette nuit bienheureuse, vint nous apporter, à nous, la joie et la paix et le contentement.
« Son amour, ses douleurs, ne pénètrent point en elle, et sur son ftme tendre pèse une loi de granit.