‹ Écrivains étrangersChapitre 3 sur 41 · THÉODORE FONTANE · texte numérisé non relu

THÉODORE FONTANE

Ih'r Stcchlin, \H'JH

La littôraturo alloiiian«lr a ponlii, coup sur coup, doux de si's meilleurs romanciers, le berlinois Théodore Foulane t»t 1<» Suisse Conrad Ferdinand MeviT. Tous drux étaient d'ailleurs fort âgés, et Conrad Ferdinand Meyer avait même, depuis louj^temps. renoncé îi écrire. Mais Fontane, au contraire, qui avait débuté dans le roman à soixante ans pass<'*s, a continué d'écrire jus(|u'au dernier jour ; et, si le roman qu'il a publié la veille de sa mort, />/'/• »S7/t/i////, n*a peut-être pas la valeur littéraire de quelques-uns de ses ouvrages précédents, aucun de ses ouvrages n'est, en revanche, plus personnel, plus typique, mieux fait pour donner une idée de son talent et de sa manière. Le vieil écrivain s'v est mis tout entier; il y a laissé libre cours à son humeur naturelle, s'atTranchissant enfin de ces préoccupations de genre ou d'école qui souvent l'avaient conduit à forcer la part de Tintrigue dans ses romans, ou à choisir des sujets d'un ordre trop spécial ; et ainsi Der Stechlin est, en

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4 LE ROMAN /:O.NTEMl*0niIN A l'ÉTRANGKH

qut'lquo sorto, son l.'stanioiil litlcTairc, l'imaf^e li«lt.'li! «lo s«> *|iialil«''- coinmi» diî sos (Irlauls. T<»1 djimuiiisil m appartil, cl cVsl à ce [m\t\[ de vue (jiie j<* vais o^-aycr «!•' l'analysor, sauf à n^venir |»lus à loisir, une autre l'ois, sur la personne cl lœuvre de Conrad Ferdinand Mcycr.

Dpv StPcAlin est un roman de plus de cinq cents pages, aussi long que David Copjicrfield ou (\\xArnia KarêniftP : mais son sujet pourrait se raconter en vingt lignes.

Un vieux gentilhomme prussien, Dubslav von Stechlin. re<;oit un télégramme lui annonçant que son fils va venir le voir, en compagnie de deux de ses amis, dans le château désert où il achève sa vie. Et en effet les trois jeunes gens arrivent; le vieillard, en leur honneur, invite à dîner l»?s notables du village ; et l'on dîne, et Ion cause, et Ton joue au billard ; et le lendemain les jeunes gens repartent pour Berlin, après avoir visite le château et les environs. Ils s'arrêtent cependant encore, en chemin, chez la sœur aînée du vieux Dubslav, qui est supérieure d'un couvent luthérien, à quelques kilomètres de Stechlin ; et làencore ils dînent, et ils causent ; puis, Theure du train approchant, ils prennent congé. C'est la première partie du roman ; elle remplit un peu plus de cent trente pages.

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