ROMANCIERS ALLEMANDS KT SCANDINAVKS
Tor^olow! >» Dubslav se mit à rire : «< Pour co Torj^tîlow, «(u'oii vous a <'nvoy«'' di* HtM'Iin î A-l-il donc (Ifjà l'ait <|U('Itjuo chose pour vous y — Xtm, pas encore! — Kli hien! alors, j)our(pioi as-lu vol»» pour lui ? — Mais, notre maître, on dit qu'il va faire quelque chose pour nous, et qu*il est pour les pauvres gens. Et nous aurons, chacun, un morceau de terre. Et puis on dit qu'il est plus malin que les autres! /
— C'est possible ; mais il n'est pas, à beaucoup près, ]
aussi malin que vous êtes bètes. As-tu déjà souffert J
de la faim? — Non, cela jamais. — Eh bien ! cela ^
pourra encore t'arriver! — Ah ! notre maître, corn- }
ment serait-ce possible? — lié Tuxen, qui sait? f
Mais voici Dielrichs-Ofen ! Allons, descends, et i»
prends garde à ne pas tomber ! Et puis, tiens, voilà t
quelques sous, mais que ce ne soit plus pour aujourd'hui, tu m'entends ? Pour aujourd'hui tu as bu ton compte. Et maintenant va vite te coucher, et ne manque pas de rêver de ton u morceau de terre » !
Hi
Ainsi, peu à pou, le vieillard se rapproche J
de nous, et son bon sourire nous devient plus i
cher. Puis, un jour, il se sent malade; il conti- |
nue à sourire et à bavarder, mais nous sentons ^
que Pombrc de la mort s'est projetée sur lui. |
Et dès ce moment la chronique do Théodore Fontane se resserre, se concentre, prend un caractère d'émotion fiévreuse. Désormais Dubs- Isrv de Stechlin reste seul en scène, et chaque jour l'ombre s'allonge au-dessus de sa tête, et il la voit bien, mais il s'obstine à feindre de ne pas la voir. Ces cent dernières pages du livre sont certainement un des récits de mort les
•' ^'- -^« *>&■. t«:-H. » :ii *î-.i