EN GÉNÉRAL. I
ihousiasiiïe, se passe dans les époques civilisées, qui succèdent aux époques primitives.
A mesure que la société marche et s'avance vers des voies incotïnues , les ruines qu'elle entasse derrière elle grandissent , et son avenir se complique de problèmes nouveaux , de combinaisons nouvelles ; bientôt , elle rencontre sur son chemin des préjugés à combattre, des erreurs à rectifier, des matériaux à coordonner ; le passé pèse sur elle de tout son poids , et ce n'est qu'à la condition de valoir et de faire mieux que ce passé, qu'elle peut espérer de se maintenir dans un juste équilibie ; du jour où la civilisation moderne n'aura r.en à opposer de plus complqt, soit dans l'ordre religieux, politique et moral, soit dans l'ordre matériel , à l'héritage des anciens peuples, il faudra que de ce jour la société chancelle et tombe ; de là , cet insatiable besoin de critique , d'analyse et d'examen qui travaille les siècles modernes ; de là , cette ardeur incessante qui les pousse à galvaniser des époques, des mœurs éteintes , à porter le scalpel dans les entrailles les plus intimes des événements qui les ont précédés, et dans le mécanisme des rouages qui ont fait mouvoir le monde avant eux.
C'est sur le terrain religieux que la critique a fait ses premières armes en France ; c'est aux hérésies, aux dififérentes sectes qui surgirent dès
ê DE LA CRITIQUE
l'origine du christianisme» qa'il fat donné ^*ér veiller cet esprit de controverse qui , dans ua avenir lointain , devait éclater en protestations solennelles dans le monde, et se résoudre par 1^ réforme , par la révolution de ^ 640 ^ par cellg de 89.
On comprend que les hérésies devaient étrg alors l'intérêt actuel de la société , puisqu'elle^ attaquaient ses éléments constitutif^ ses corpgrations les plus vénérées, les plus populaires sqr-^ tout; au huitième siècle, on eu voit qui n'avaient pas craint de rejeter entièrement l'antgrité 4^ pontife de Rome , méconnaître celle du sacer-? doce, nier le purgatoire et Tefficacité des prières pour les morts ; plus tard, une espèce de poèmQ à l'usage des Yandois vint favoriser ces prenûersi élans d'opposition religieuse et de libre e;;(^9a)g|| qui bientôt aboutirent à la guerre saûglauts d^ Albigeois.
U a fallu bien des siècles, him des sçconggçsi quelquefois terribles, pour que cet esprit às CQBp? troverse e( d'ipdépendance morale ait pu réSfllir e^cacemeut et conquérir ses franchisas | il n'y est parvenu qu'après des tl^tQunejoept^ p^oil)!^ des efforts laborieux*
A côté de cette tendance hérésiarqoe | qq voyait poindre, au moyen |kge, upe certaine propensiou aux choses friyples , ïpélée à la foig (Iç
ioi^pmie e( 4e mUçSi m 60A(rf|s(ait slogali^
tbjéplpgiques : çettp prqpeQ^jpq pâïvg pj flarqwjsq pr^nqit ^a poflrcp (Japp l'pssgppe ifl^nje 4\i fiR'^ WRtèf^ ffpnçais; pUp pt^i^ pép, çl^t7tp^, sypfi le prpWi^F Ç#plpi?f ^l' s'idfîpMfi^it' ent-ièrpippat ^ypc ses mcpprsp
Dès ^pa prigipp, cp peppje rpcpjait ei^ luji (Jes trpsprs dp vpfvp et dp gaieté fr^ncbp qn\ pifpïMT jajeijf dîjins Ips insases, p|; q^i, remppt^BM^feW pn haut, vinrent m jour s'ém&ppjppr jusqup |H? Ip trôaP;, où cettp gaieté, çpMp familiarité 4o prpr pps pnirpRtp4r çpnqiiprirlp 4rpit de bpurgpojsip et prêter ^ I'h» dp nps plus grands ïnqqqiqup^ Bpe physiqppfpip si populi^irp , qu'entre Ip cj^pf gaprpwP dp l'jÉtat et Ips cl?ssp§ ipfprieBres dP )^ société ^ toaip di3tapçe ^pwblsit ftvqir disp^i^H d'un spul trait,
î.a critique pomiqpnça dès-lors à se dégager dp ceg fprmes lpurdp§ pt roas§iyps palurellpfppnl
^attftphépg h Ymn^ thpologiqHP et ropo^ai, eii^
m\m vprs l^ gptire ; 4e grsve , dp doptoralf gft'ejle étiaifc,el}p devin^epJQ^éP, pveltp, grjvoi^g PftffQis ', à fercp d'être subtile, plie sp glissai par»: tflpl;^ se Inoq^8 4p lp^l pvec uftp grâce, unp lié:? gèrpté qui lui faisaient par4pniipr sps pli|§ haf4}S jépar^^; pRcpi}ragée par Jp§ syippstbie§ pppu-::: laires, pUp §P traduisit pu laRgSgp ppétiqup, m^ Jodieq^ç , qui flattait les instiftctç des masses et
servait jpwi. wiér^ta ré§i§ au^sî jiipp qu9 4«i m