VOIES DE PENETRATION DU VJRUS
L'expérimentation a précisé les voies qui se prêtent plus ou moins bien à la pénétration du virus dans l'organisme. 11 est possible de conférer la paralysie infantile aux singes en introduisant le germe sous la peau (Flexnkr et Lfavis), dans la cavité péritonéale (Landsteiner et Popper, Landsteiner et Levaditi) et dans la circulation générale. En ce qui concerne ce dernier mode d'inoculation, Flexner et Lewis (i) ont réussi à transmettre la paralysie infantile, en injectant l'émulsion virulente dans les veines ; par contre, Leiner et Wiesner(2) n'ont enregistré que des résultats négatifs, il est vrai dans des conditions peu favorables, étant donné que la plupart de leurs animaux ont succombé à des infections intercurrentes. Nous avons, en outre, communiqué nous-mêmes une expérience montrant que l'introduction du virus dans une ramification de la veine mésentérique^ provoque la paralysie infantile chez le sipge.
Une nouvelle tentative a permis à Landsteiner et Levaditi de constater que, conformément aux affirmations de Flexner et Lewis, l'injection de l'émulsion infectante dans la veine jugulaire peut aboutir à Téclosion de phénomènes paralytiques. En voici les détails :
Mac, rhésus A', reçoit le 28 novembre 1910, dans la veine jug-ulaire gauche (bout central), 2 cm^ d'une émulsion virulente fraîche, filtrée sur papier. Le 8 déceml)re (incub. de 10 jours), Tanimal est couché; il s'est paralysé d'emblée, sans cjue l'on ait observé le moindre symptôme précurseur, la veille au soir. On le sacrifie, et l'examen hislologique révèle des lésions intenses intéressant la moelle dans toule sa longueur.
(i) Flexner et Lewis, Journ. of t lie Amer ienn med.Assor.^ iQf^Oi t. XII, no 4. (2) Leiner et Wiesner, /oc. cii.
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