‹ Ectodermoses neurotropes:Chapitre 18 sur 75 · ET LES HUMEURS · texte numérisé non relu

ET LES HUMEURS

Nous avons vu que Tinjection du virus dans la circulation générale est suivie parfois de phénomènes paralytiques ; ceci montre que le sang peut véhiculer le microbe vers les centres nerveux. Le système lymphatique sert-il aussi comme voie de propagation ? Wickman Tadrnet et appuie sa façon de voir sur Tétude anatomo-^pathologique de la maladie. Or, rexpérimentation confirme cette opinion. En effet, Leinbr et Wiesner ont provoqué la poliomyélite en injectant les matériaux virulents dans les glandes inguinales et, d'un autre côté, Flexner et Lewis ont dépisté le virus dans les ganglions lymphatiques correspondant au point d'inoculation. Les savants américains ont introduit sous la peau d'un singe une certaine quantité d'émulsion virulente et ont sacrifié ranimai en pleine évolution de la paralysie. Avec la moelle épinière, le nodule qui s'est formé au point où fut pratiquée Tinjection et les ganglions lymphatiques correspondants, ils ont injecté trois simiens : seul ranimai ayant reçu le nodule sous-cutané resta indemne. Les mêmes auteurs ont décelé le virus dans les ganglions mésentérîques d'un enfant atteint de poliomyélite ; le singe infecté devint paralytique après une incubation de lo jours.

La question a été examinée d'une façon plus complète par Leiner et Wiesner. Ces expérimentateurs ont recherché le microbe dans les glandes lymphatiques cervicales antérieures et postérieures et les ganglions mésentériques, prévertébraux et inguinaux, chez les simiens paralysés. Ils Font retrouvé dans les ganglions les plus proches du canal rachidien. Si l'on ajoute la présence de lésions

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