‹ Ectodermoses neurotropes:Chapitre 24 sur 75 · ÉTAT RÉFRACTAIRE NATUREL · texte numérisé non relu

ÉTAT RÉFRACTAIRE NATUREL

La clinique et Tépidémiologie ne nous renseignent guère sur Texistence d'un état réfractaire naturel chez l'homme ; Texpérimentation sur le singe est plus instructive. Les recherches de Levaditi et Landsteiner ont montré que les diverses espèces simiennes sont inégalement sensibles au virus poliomyélitique. Leurs expériences ont été faites sur le Macacus cynomolgusy le M. sinicus^ le M. nemestrinus^ le M- callitricbus, le M. r/iesffSj le Cynocephalus hamadriqs et le Chimpanzé (Troglodytes nigcr). Ils ont constaté que si toutes ces espèces de singe sont susceptibles de contracter la paralysie infantile, certaines d'entre elles sont plus sensibles que d'aur très. Le Macacus cynomolgus s'infecte plus facilement que le Macacus rhcsus, et la maladie évolue chez lui d'une façon bien plus grave. La plupart des cynomolgus inoculés succombent, tandis que beaucoup de rhésus survivent, tout en conservant des troubles moteurs et des atrophies musculaires. De plus, il arrive parfois qu'un animal résiste à une première et même à une seconde inoculation, pour contracter la maladie lors d'un troisième essai (Leinêr et Wiesner, Roemer et Joseph, Flexner et Lewis). Il s'agit, très probablement, de singes jouissant d'une certaine résistance naturelle, mais qui fléchit au bout d'un certain temps, par suite de la vje en captivité.

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C^tte sansibilité inégale de diverses espèces simiennes a été étudiée d'une façon plus systématique par Thomsbn (i).

L'auteur se sert d*un filtrat préparé avec la moelle et le cerveau (filtre 6ei(r^fblp), filtrat (JoQt Taptivité n'a pas varié après uo séjour de 4 Vf^o\s à zéro' degré. Les espèces examinées ont été : le Afacacu^ rhésus, le Macacm sinicus et le Macacus cynomqlgus. Le virus a été titré sur le cyiiomolgusy par injection intra-péritonéale. Chez le cynomQlgus, l'injection de i cm* engendre la poliomyélite après une incubation de 7 jours, l'inoculation de o cm* ood est encore virplente, mais l'incubation est, dans ce cas, beaucoup plus longue (i5 joursK Au contraire, chez le sinims, I expérience met ea évidence une sensibilité beaucoup moins accusée, les résultats étant sensiblepaent pI^s irpçguliers. Enfin le rhésus contracte la paralysie infantile au bout de II et 12 jour^, à la suite d'une inoculation de o^5 à 0,26, cepeqdant que les effets sont nuls avec 0,1 a et 0^06. Si on compare ces dernières doses à la dose minima qui engendre la paralysie infantile chez le cynomolgus, on voit que cette dernière espèce est, comme l'avaient constaté d'ailleurs Leyaditi et Landsteimgr, plus sensible à l'égard du germe de la^ maladie de Hbine-Mecin.

Ces constatations tendent à prouver r existence d'un certain état réfractai^e naturel chez le ^inge^ variable suivant les espèces.

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