‹ Ectodermoses neurotropes:Chapitre 29 sur 75 · CLINIQUES · texte numérisé non relu

CLINIQUES

Il n'est pas dans notre intention d'exposer ici les détails cliniques de Tencéphalite épidémique. Procédant comme pour la poliomyélite, nous en résumerons les divers types morbides, avec toutes les réserves que comporte une question susceptible de se modifier dans l'avenir (i).

I ) Considérons d'abord F encéphalite léthargique typique (polio' mésencéphalite primitive avec narcolepsie, Lhermitte et Saint- Martin ; encéphalite ophtalmoplégique avec narcolepsie^ Lhermitte), telle qu'elle fut décrite par v. Economo en Autriche et par Nettercu France. La maladie débute par des phénomènes prodromiques, tels que courbature, fatigue, tendance anormale au sommeil. Puis, par une transition plus ou moins brusque, elle entre dans la période d'état, caractérisée par la triade : symptômes toxi-infectieux, somnolence ou hypersomnie, ophtalmoplégies.

Symptômes toxi-infectiei;x. — La fièvre, variant en général entre 39® et,4o®, peut atteindre, à la période préagonique, 42*5. Elle est continue ou intermittente, ou encore ondulatoire. L'hypothermie peut précéder la mort. On constate en même temps des frissons, de l'inappétence et des phénomènes gastro-intestinaux, tels que vomissements ou constipation. U herpès labial on facial n'est pas rare (Carnot et Gardin, Bénard, Claude, etc.) ; il était fort accusé dans le cas qui

(i) Ouvrages à consulter : Bicardo Jorge, L'encéphalite léthargique; ëpidémiologie^ nosologie, histoire, Bull, mensuel de rOffice international (Thygiène publique^ 1920, t. XII, décembre 1920 ; Achard, L* Encéphalite léthargique^ Paris, Baillière, 1921.

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nous a fourni le virus fixe dont nous nous sommes servi dans la plupart de nos expériences. Cette fréquence de l'herpès est importante, étant donnés les rapports intimes entre le germe de l'encéphalite et celui de Therpès (Dœrr et Vôchting, Blanc, Levaditi, Harvier et NicoLAu). Le pouls suit les variations de la température. On remarque un état à'asthénie plus ou moins profonde, se traduisant par une baisse de la pression artérielle et par la ligne blanche de Sergent, attribuable à une insuffisance des glandes surrénales (Claude). Le malade maigrit, a de Talbuminurie légère et de Fazoturie (Lereboulet, René Bénard, May), accompagnées d'azotémie. L'infection retentit sur la formule sanguine; le sang montre, en effet, de Thyperleucocytose (polynucléose).

D'autres symptômes, plus inconstants, surviennent pour compléter l'aspect toxi-infectieux de la maladie. On a signalé, à la période de début, des angines et des rhinopharyngitesy semblables à celles qui précèdent la poliomyélite. C'est là une constatation de premier ordre ; l'expérimentation démontre, en effet, que le virus encéphalitique envahit l'organisme à la faveur d'une lésion de la muqueuse pharyngée. Ces angines prodromiques représentent, par conséquent, la porte d'entrée du germe. Des transpirations abondantes ont été observées dans certains cas, surtout dans les formes myocloniques, et aussi des exanthèmes. Ces derniers revêtent l'aspect de pétéchies, de papules, de rashs rougeoliques ou scarlatineux (Mac Nalty, d'après Jorge). Cancella décrit des suda^ minaj Leite Lage de la salivation abondante.

2) Somnolence. — La somnolence, précédée souvent d'insomnies, peut être intermittente ou continue. Le malade donne l'impression d'un sujet qui dort profondément, se réveille de temps en temps, baille, puis s'endort à nouveau. Les excitations plus ou moins fortes font cesser l'état de sommeil. Interrogé, le sujet répond par des monosyllabes, puis se rendort. Si on l'ollige à se lever et à marcher, il obéit, mais semble dormir debout. Des cas de somnambulisme et de faux sommeil ont été enregistrés. Dans les formes graves, l'état de somnolence est si profond, que les excitations les plus intenses sont impuissantes à provoquer le réveil. Le coma, avec incontinence d'urine et de matières et respiration de Cheynes-Stokes, succède à cet état de profonde somnolence. Mais, le plus souvent, malgré la stupeur, le malade conserve une certaine activité mentale ; « il est la proie d'un appétit invincible de

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