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PRINCIPAUX CARACTERES CLINIQUES

signale le prurit comme un des symptômes de cette forme myoclonique de l'encéphalite.

2) La forme algique^ décrite par Sicard, Netter, Salmont, est caractérisée par des douleurs intenses cervico-brachiales et intercostales, de légères secousses myocloniqueset des troubles pupillaires. Jorge a signalé des douleurs localisées à Tarticulation du coude, simulant une arthrite huméro-cubitale. D'après Sicard, cette forme serait due à une localisation du processus morbide sur les nerfs périphériques.

3) Enfin, P. Marie et Lévy observent la forme choréique^ marquée par des mouvements involontaires généralisés, ou localisés à la moitié du corps. D'ailleurs la question des rapports entre la chorée et Tencéphalite aiguë épidémique a été posée par Carnot et Gardin (i), à la Société médicale des Hôpitaux ^ en janvier 1920. Certains auteurs, tels que Ardin-Delteil et Reynaud (2), Lereboul- LET et MouzoN (3), Claude, Rose et Piédelièvre (4), Souques (5), ont relaté à la même Société ^ des observations où la chorée fut accompagnée ou suivie de symptômes d'encéphalite, pendant l'épidémie récente de Paris et ses environs. L'identité de nature entre certaines chorées graves et l'encéphalite épidémique, a été prouvée par les expériences de Levaditi et Harvier (6), dont il sera question plus loin. On a dénommé encéphalite choréatique (Stertz) ou choréiforme (Dimitz), cette forme d'encéphalite (7).

Ce sont là les principaux types morbides de la maladie de V. EcoNOMO. Quant à son évolution, elle peut être aiguè\ subaiffuëy récidivante, abortive ou même ambulatoire. Les récidives ont été signalées par divers auteurs, en particulier par Netter et Sicard. Netter insiste sur la fréquence de ces récidives à longue échéance et en fait un des caractères particuliers de Tencéphalite. Nous verrons ultérieurement que l'absence d'anticorps microbicides dans le sérum de la plupart des convalescents, ainsi que la persistance du virus dans le système nerveux, expliquent, jusqu'à un certain point, ce caractère récidivant de la maladie.

(i à 5) Bail, de la Soc. méd. des Hôp,^ séances des 3o janvier, 5 mars, 12 mars, 23 avril et icr mai 1920.

(6) Hahvier et Levaditi, Bull, de la Soc. méd. des Hôp.^ séance du 7 mai

(7) A citer également les formes pst/chopaihiçues, décrites par Laignel- Lavastine, Briand, Claude, etc.

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La mortalité est considérable, quoique variable suivant les épidémies ; elle peut atteindre de 20 à 3o 0/0. Au Portugal, elle fut^ d'après Jorge, de 3o,7 0/0. Les formes myoclonique et choréique semblent plus fréquemment mortelles (4i 0/0 d'après Dimitz, cité par Jorge).

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