LE VIRUS DE L*RERPES
quatrième jour. Vers le huitième jour, l'animal tourne la tête du ciSté de l'œil malade. Ces phénomènes s'accentuent le quinzième jour. La kératite s'atténue le vingt-troisième jour et finit par guérir complètement. L'animal survit.
Un passage de cornée à cornée a été pratiqué le huitième jour sur le lapin g6'S. Celui-ci fait une kératite qui guérit le quinzième jour (plus rapidement que celle de l'animal précédent). L'animal n'a jamais été malade apparemment.
b) Virus de l* herpès (i). — Ce virus, qui avait subi de nombreux passages sur le lapin (inoculation cérébrale et cornéenne), fut inoculé, le lo juin, à la cornée de 4 lapins : gS-^, 96-iî, 98-^ et 99-^. Voici le résultat des inoculations :
Dates
i3 juin.
Kératite+ +++
Kératite++4-+
Panophtalmie.
Kéralite-f-f++
id.
id.
id.
id.
L'animal tourne
id.
id.
L'animal tourne
la tête.
la têtiî.
Mort (i6e jour).
Kératite térébrante.
Vascularisat.
de la cornée.
Mort (i6c jour).
s juillet
id.
id.
Voie de guéris.
Voie de guéris.
Guérit.
Guérit.
Cette expérience prouve que, des quatre lapins inoculés le même jour, avec le même virus, deux sont morts et deux ont survécu, après avoir présenté tous les quatre une kératite intense. Chez les animaux dont Tinfection fut mortelle, la mort est survenue le seizième jour.
2® Toutes les recherches entreprises avec le virus Blanc [B), ont montré que ce virus ne saurait être distinct de celui de V encéphalite; il n'y a, entre les deux germes y qu'une différence de virulence^ celui de C herpès étante en général, d'une activité pathogène moins marquée que celui de l'encéphalite. Môme filtrabilité, même conservation dans la glycérine et à l'état sec, même symptomatologie chez les animaux inoculés par voie oculaire ou cérébrale. De plus, identité absolue en ce qui concerne les lésions histo-pathologiques. En effet, on constate, chez les lapins infectés, la méningite à
(i) Nous remercions M. Blanc d'avoir bien voulu mettre à notre disposition un échantillon de son virus de l'herpès.
mononucléaires, les manchons périvasculaires et aussi les lésions inflammatoires et la neuronophagie, au niveau de la zone élective»
Vtrus de l' her pè s (9
L'identité est prouvée également par des expériences (ïimmunUé croisée y dont voici les détails :
ExPBRiENCB. — Le virus de F herpès (B) vaccine la cornée contre le virus Jicce de V encéphalite {C) et le virus des porteurs (Ac),
Du virus herpétique J?, conservé à l'état de poudre, est inoculé â la cornée droite du lapin 53-i?. Kératite intense après cinq jours d'incubation. Cette kératite guérit le quinzième jour. DiX'huit jours après, scarification de la même cornée arec le virus encépbalitique des porteurs (Ac) ; le lapin kl-S sert de témoin.
Ce dernier fait de la kératite et meurt d'encéphalite le huitième jour. Le lapin 53-J? ne réagit pas. NouveUe inoculation, le' neuvième jour, avec le virus fixe C ( le lapin loo-S sert de r témoin). Le témoin montre une kératite intense et meurt d*encéphalîte le septième jour; le vacciné ne réagit pas et survit (schéma 5).
Vir.Ac.
•ur
•i-TJ
our
3* Les animaux dont la cor* née est devenue réfractaire^ à la suite d'une inoculation de salive kératogêne^ et qui résis^ tent aux inoculations de tous les virus encéphalitogènes en notre possession^ se montrent également immuns à F égard du germe de Pherpès. Ceci résulte des protocoles et des schémas 2, 3, 4 et 5 (Voy. plus haut).
Le virus de Therpès et celui de l'encéphalite (salive et cerveau) sont donc de même nature ; toutefois, la virulence du premier est moins accusée que celle du second. A ce point de vue, le germe herpétique occupe une place intermédiaire entre le virus salivaire kéra-
Schéma 5.— fl, virus de Vherpès; Ac, virus salivaire des porteurs ; (7, virus encéphali tique fixe.