‹ Ectodermoses neurotropes:Chapitre 63 sur 75 · GÈNE · texte numérisé non relu

GÈNE

Conclusions. — Autant que les données expérimentales nous y autorisent, nous devons nous représenter ainsi Vétiologie et le mode de propagation de l'encéphalite épidémique :

Chez certains sujets, la salive renferme un germe filtrant spécifique, dont la virulence varie dans des limites assez grandes. Les principales variétés de ce germe se comportent, Tune vis-à-vis de l'autre, comme les races plus ou moins pathogènes de certains microbes cultivables, tels que le streptocoque, le méningocoque ou le pneumocoque. En dehors des périodes épidémiques, le virus salivaire n'engendre, chez ces sujets, que des troubles passagers, plus ou moins fébriles, tels, entre autres, l'herpès, l'angine herpétique ou V herpès de la cornée. Chez d'autres, qui constituent d'ailleurs la majorité, le germe végète daits la salive, sans manifester sa présence par le moindre symptôme.

A un moment donné, et par suite d'une exagération de sa viru^ lence, le virus salivaire acquiert la propriété de s'attaquer au système nerveux central. D'épithéliotrope qu'il était, il devient plus ou moins neurotrope. Il cherche alors à franchir la barrière que lui oppose la muqueuse naso-pharyngée, pour se diriger vers le névraxe, en suivant les filets nerveux. Si cette barrière fléchit, grâce à une altération inflammatoire banale de la muqueuse, le germe envahit l'encéphale et provoque la maladie de v. Economo (forme fruste ou typique).

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Si, au contraire, cette barrière résiste, le microbe continue à végéter dans la salive, et le sujet devient un porteur sain de germes j qui contamine son entourage et assure ainsi la propagation de l'infection.

S'il est juste de faire remarquer que les hygiénistes, Netter (i) et Mac Nalty (2), entre autres, ont déjà soutenu cette idée, que la maladie de v. Egonomo, tout en étant rigoureusement spécifique, n'est pas une infection nouvelle, il faut reconnaître aussi que cette conception est sortie aujourd'hui du domaine de l'hypothèse, puisqu'elle peut être logiquement déduite de constatations expérimentalement rigoureuses (Levaditi et Harvier).

(i) Nbttbr, Rapport sur l'étiologie et la prophylaxie de rEncépbalîte léthargique. Bull, de V Académie de Médecine^ séances des 8 mars et la avril

(2) Mac Naltt, Revue internationale d'Hyg. publique, 1921, t. II, n* 3.

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