‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 133 sur 429 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Pendant le cours agité de ses malheureuses amours, Poe n'était pas resté inactif : les plus sérieuses occupations et les plus graves préoccupations n'avaient, au contraire, cessé de l'assiéger. Il n'était encore que depuis trois mois attaché à Y E venin g Mirror lorsqu'il reçut de Lowell en décembre 1844 une lettre destinée à le mettre en relations avec un jeune littérateur, Charles Briggs, surnommé « Harry Franco * », qui désirait lancer à New-York sous le nom de Broadway Journal, un journal hebdomadaire. Le journal parut, en effet, en janvier et, dès le début de l'année 1845, Poe fournit à cette nouvelle publication, au modeste tarif d'un dollar par colonne, divers articles dont un fort élogieux sur le dernier objet de ses engouements, Mrs Browning, naguère Miss Elizabeth Barrett. L'impression qu'en cette heureuse période du Corbeau Poe, sobre et actif, produisit sur son nouveau directeur fut excellente.

« J'aime extrêmement Poe, dit celui-ci à Lowell; M. Griswold ma dit sur son compte d'odieuses histoires que toute sa conduite dément-... Je crois que vous l'aimerez beaucoup quand vous le connaîtrez personnellement''... Le Kev. Griswold, ajoutait-il en mars, m'a dit sur son compte d'abominables mensonges ; mais nos relations

\. Par suite do la publication de son roman picaresque: Adventures de Harry Franco dans le Knickevbocker.

2. Briggs à Lowell, 6 janvier 1845 ; Woodberry, 226. C'étaient, sans douteles fameuses histoires scandaleuses et fausses de la rupture avec Mrs Allan auxquelles Griswold fait allusion en son Memoir.

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