‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 143 sur 429 · Sarah Whitman's Edgar Poe and liis Crilics, p. 2î · texte numérisé non relu

Sarah Whitman's Edgar Poe and liis Crilics, p. 2î

2. Celte maison, qui existe encore sur la route de Kingsbridge, a été acliotée en 1895 par la Shakespearian Society de New-York, qui l'entretient. [Booicman, II, p. 14.)

tscs quatre fenêtres et qui devint l'unique salle de travail et de réception du pauvre ménag-e : « Les deux fenêtres du nord, dit un visiteur ^ s'ouvraient en été sur un paysage d'une rare beauté et <;n hiver sur une vaste étendue de neige immaculée ; celles du midi (qui donnaient sur la véranda) laissaient voir le jardin et les champs d'alentour. Au-dessus, en haut d'un petit escalier étroit et tortueux, se trouvaient deux autres pièces dont l'une si petite que l'on se demandait comment la robuste personne de Mrs Glemm pouvait s'y étendre, et l'autre si basse qu'on pouvait à peine s'y tenir debout : c'est pourtant en cette dernière, sous le toit en pointe qui formait le plafond que couchèrent pendant de longs mois d'hiver, la pauvre phtisique et son mari, sans plus d'air ni de lumière que n'en pouvaient donner à l'est, de chaque côté de la cheminée, deux petites ouvertures carrées qui avaient l'air de hublots, et au midi un châssis d'une seule vitre placé sous le rebord du toit.

Cet ancien gîte de trappeur ou de a settler », si humble qu'on se demandait comment des gens respectables pouvaient y vivre, avait pris sous l'œil vigilant de Poe et sous la main active de Mrs Clemm ce même air de bon ton et de bon goût qui, comme à Spring Garden, frappait les visiteurs.

« Jamais, dit Mrs Gove-Nichols, je ne vis demeure si propre et si pauvre, si maigrement meublée et si charmante. Le plancher de la cuisine était aussi blanc que de la farine. Une table, une chaise et un petit fourneau qu'elle contenait semblaient la meubler parfaitement. Le parquet du salon était couvert d'une natte à carreaux; quatre chaises, un léger guéridon et quelques rayons de livres accrochés au mur en formaient tout l'ameublement. 11 y avait là de jolies éditions de livres offerts au poète, et les Brownings avaient des postes d'honneur sur le guéridon. La véranda était nue; Poe ne fut pas plus tôt installé qu'il l'enguirlanda de vignes. Les roches de granit affleuraient çà et là dans l'enclos, d'un ou deux arpents qui entourait la maison; Poe fil de cet enclos une pelouse aussi lisse que le velours et aussi propre que le tapis le mieux entretenu. »

i. M. J. Lamb, dans Applelon's Journal, vol. XII, p. 76.

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