M. Pabodie à Griswold, 11 juin 185-' ; Gill
3. Ingram, 383. L'odieux récit d(> celte rupture que Griswold donna sur 'a
Ce jour même, accompagné jusqu'à la gan» par un ami, Poe prenait le train })our New-York.
La rupture de cet engagement donna lieu aux plus scandaleuses rumeurs ; elles Unirent par irriter Poe au point que, trois semaines plus tard, il écrivait à Mrs Whitman une dernière lettre pour la supplier d"y mettre fin : « Il n'est pas de provocation qui m'induise à dire du mal de vous, ajoute-t-il, môme pour ma j)ropre défense... votre simple désaveu (de ces calomnies) est tout ce que je désire^)) « A sa lettre, dit^IrsAVhitman, je n'osai pas répondre. » Mais, tandis qu'inconséquent, Poe oubliait, ou feignait même de se réjouir, Mrs Whitman gardait en son cœur pour le poète aimé un culte vraiment aveugle qui ne fit que grandir, après la mort de l^oe, et atteindre^ enfin une exaltation toute mystique-.
foi « de rumeurs scandaleuses » fut avec la plus grande précision démenti par un ami commun de Poe et de Mrs Whitman. M. Pabodie, qui fut au courant de tous les détails de cette affaire. Nous ne savons pourquoi Griswold n'a tenu aucun compte de ce démenti formel. (Gill. f24.)