Ibid., X
G. Ibid., X, m.
lée)),cest donc « la luUe de quelque démon malfaisant avec une puissance qui m'abandonne en une heure mauvaise^ M.Etl'àme qui tombe, pâmée, de ces sublimes hauteurs de la transe « dans le profond chaos des passions, » n'a plus qu'à s'abandonner aux consolantes hantises du suicide.
« Mon amc d'enfant s'éveillait à la terreur du lac solitaire ; et cependant cette terreur n'était pas de l'effroi, mais un ravissement troublant, un sentiment indéfini naissant d'une âme assombrie. La mort était en cette onde empoisonnée, et, en son gouffre, une tombe digne de celui qui pourrait y puiser une consolation pour ses sombres imaginations et dont la raison égarée pouvait faire un Éden de ce lac obscur-. »
Que faire, en présence de cette alternative : dépression qui descend jusqu'au suicide, exaltation qui s'élève jusqu'à l'extase? Où trouver l'équilibre ? où trouver le repos, sinon dans l'isolement? car, dans la paix de l'isolement, le libre jeu de l'automatisme est plus puissant, et plus vivantes sont les créations de l'imagination affranchie : c'est dans la solitude que pleinement triomphe légotisme, délivré des contraintes sociales, éclairé des seules lueurs symboliques ^
" Ton àme se trouvera seule, seule entre toutes sur la terre, pour une cause inconnue. Il n'y a, du moins, près de toi personne qui t'importune en tes heures de recueillement. Sois silencieux en cet isolement qui nest pas de la solitude, car alors les esprits des morts, qui existèrent avant toi dans la vie, se trouvent encore dans la mort autour de toi et leur volonté t'abritera de leur ombre. Paix donc ! car la nuit, quoique sereine, aura son froncement, et les étoiles ne regarderont plus du haut de leur trône dans les cieux sombres avec cet éclat semblable à l'espérance donnée aux mortels;