The Valley of Vnrest, Works. X
2. Tous les critiques s'accordcMit à faire remarquer l'expressive beauté musicale de ces trois vers :
Around. by lifting winds forgot.
Resignedly, beneath the sky.
The melancholv waters lie.
POE l'OKTK : POESIES JUVENILES 845
leur place vide au ciel nébuleux ! Les vagues ont maintenant un plus roug-e éclat ; les heures même ont un souffle bas ; et, quand au milieu de gémissements qui n'ont rien de terrestre, cette cité engloutie se sera enfin profondément fixée, l'Enfer, surgissant sur mille trônes, lui rendra hommage, et la Mort, à quelque région plus heureuse, accordera son temps sans partage ^
On ne saurait nier la puissance de ces visions, si incohérentes qu'elles soient; or leur incohérence même est un symptôme. En cette succession déréglée de lugubres images visuelles n'y a-t-il pas du délire, non pas du délire spontané à vrai dire, mais du délire artificiel ?Nous savons quePoe, dès cette époque, abusaitdel'alcool. N'abusait-il pas aussi de l'opium-? Rien ne nous semble plus probable, car rien ne ressemble plus à ces fantastiques visions que les descriptions précises du très compétent de Quincey. « Au début de ma maladie, dit celui-ci, les splendeurs de mes rêves avaient surtout un caractère architectural ; et je contemplai la pompe de cités et de palais tels que n'en a jamais contemplés l'œil éveillé, si ce n'est dans les nuages... A mes architectures succédèrent des visions de lacs et de nappes d'eau argentées... Puis les eaux changèrent de caractère ; de lacs limpides, luisants comme des miroirs, elles devinrent des mers et des océans. Enfin s'accomplit un effroyable changement qui, se développant lentement durant des mois, promettait des tourments implacables. Jusqu'à ce jour, la face humaine s'était mêlée à mes rêves, mais sans despotisme, sans aptitude spéciale à torturer. C'est alors que commença à se développer ce que j'ai appelé la tyrannie de