CHAPITRE IV
Durant les quatre dernières aimées de sa vie, Poe écrivit uik* douzaine de poésies dont quelques-unes, jaillies du plus profond de son être, sont dune étonnante orig-inalité. Sans doute, la Valentine^ adressée à Mrs Frances S. Osgood et V Énigme* adressée à Mrs Sarali Lewis ne sont, en dépit de l'ardeur passionnée que lui inspirèrent ces deux femmes, surtout la première, que de froids spécimens d'une ingéniosité puérrle qui rappelle l'amateur acharné de rébus cryptographiques et autres casse- têtes plus ou moins illogiques. Mais cette ferveur sentimentale se manifeste pleinement en deux poèmes à Marie Louise (Shew)'^ : on y sent l'excitation vertigineuse d'une pauvre tète faible, qui, à peine remise d'une grave maladie, s'abandoime en d'interminables périodes au trop facile mouvement de lluides vers blancs pour se perdre linalement dans les dernières extravagances de lamour extatique *.
Indirecte, l'inlluence de Mrs Sliew fut plus heureuse. Un jour que Poe^ était chez elle dans un état d'épuisement quasi léthargique, alors que bourdonnaient autour de sa tôte lasse les carillons de cloches voisines, eil(3 lui écrivit, sur une feuille (h^