Voir la Vie, cli. .xiv
5. Voir la Vie. eh. xivet Ingram, p. 361. Il y aurait là un cas (J(; cérôbration semi-inconsciente, tel qu'en citent le D' Carpenter, Trousseau [l.eçons ciiniquvs, 1, 59). Voir Kibot, VJléréciité, p. 313.
papier placée devant lui, ces mots : « The Bells, by E. A. Poe », puis « The Bells, the little silver Bells », et Poe se laissa aller à •c'^crire ce verbiage :
« The Bells ! ~ hear the bells !
The merry wedding bells!
The little silver bells!
Ilow fairy-like a melody there swells Froni the silver tinkling cells Of the bells, bells, bells!
Of the bells ! »
Alors elle ajouta : « the heavy iron bells », que Poe développa <le même :
« The bells! —ah! the bells!
The heavy iron bells !
Hear the toUing of the bells!
Hear the knells!
How horrible a monody there floats
From their throats,
From theirdeep-toned throats! How I shudder at the notes
From the melancholy throats
Of the bells, bells, bells!
Of the bells M
Tel quel, ou peu s'en faut, cet insignifiant badinage fut envoyé à un journal de Philadelphie". Mais la moindre suggestion poétique ne quittait pas si facilement la tcte obsédée de Poe; nous savons avec quelle ténacité presque morbide il revenait infatigablement au fruit avorté de ses premières inspirations, s'acharnant à leur donner une beauté que leur peu de sève ne comportait pas. U en fut de même de ce germe tardif, d'autant que la vigueur de son esprit déclinait alors sensiblement. Six mois plus tard, la
1. Voici le sens de ces vers : « Les cloches ! — écoutez les cloches ! — les joyeuses cloches de mariage 1 - les petites cloches d'argent ! — Quelle féerique mélodie s'épanche des tintantes cellules d'argent des cloches, cloches, cloches, des cloches — Les cloches ! oh ! les cloches ! — les lourdes cloches de fer ! — Ecoutez le tintement des cloches ! — Ecoutez les glas ! — Quel horrible monodie s'envole de leurs gorges, — de leur sourdes gorges ! Gomme je tressaille aux bruits — qui sortent dos gorges mélancoliques — des cloches 4'loches, cloches, — des cloches ! »