‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 282 sur 429 · D' llawks; Gill, p · texte numérisé non relu

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déloyales qui l'entouraient ne l'entraînaient que trop du côté où il penchait naturellement. A l'égard môme de ses propres idoles, il ne se laissait que trop aller à naïvement prendre pour de la force la brutalité et pour de la franchise la grossièreté. Ne disait-il pas à Horne qu'il admirait tant qu'en dépit de tout son génie, son orphicisme lui donnait des airs de hibou qui s'enveloppe de ténèbres, ou plutôt d'autruche qui, la tôte plongée dans le galimatias, oublie l'étrange silhouette que présente sa carcasse à la foule des contemplateurs ^ Les anges de Miss Barrett sont, tout comme ceux de Milton, présentés sous un aspect grotesque-. Ailleurs Garlyle est tout crûment traité d âne■^ et son disciple Emerson, de sot ou peu s'en faut '\ Si ces procédés de mauvais goût ont à l'égard des grands l'air de cynisme, ils vont avec les faibles jusqu'à la cruauté. Malheur à ceux que de fâcheuses relations désignent à la fureur de ses coups ! Griswold en sut quelque chose dès le début de sa carrière. Le malchanceux critique cVAl Aaraaf, Rufus Dawes, vécut, pendant des années, sous la menace d'une impitoyable diatribe, dont la violence effrayait tous les directeurs de revue et que Graham ne consentit à publier qu'en 1842 ; après l'avoir bafoué et vilipendé sans merci, Poe avoue naïvement n'avoir à son égard aucune malveillance personnelle : qu'eût-ce été s'il en avait eu^ ? Son ancien associé Briggs est déclaré incapable de décrire un « gentleman » ni de faire rire autrement que par ses prétentions au genre sérieux ^. Son ancien amiHirst est accuséde ne pouvoir rien donner de bon quil ne l'ait volé"^. Une autre connaissance, le D"" Thomas Dunn English, grotesquement baptisé Thomas Dunn Brown, est présenté comme incapable non seulement d'écrire sans copier, mais encore de copier sans faire des fautes d'ortho-

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