‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 291 sur 429 · Graham to Willis; Gill's Life of Poe, app · texte numérisé non relu

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i. Home, VI, 268.

:J. IMcL, VI, 268; Poelic Principle, VI, 10, 11.

4. Poel. Princip., VI, 11; Moore, VI, 256; Suggestions, VIII, 328, 330,

LAUVRIÈRE. 31

sibles vibrations aériennes, aussi accessibles aux anges qu'aux liommes, forment un vaste et vague langage infini qui unit l'habitant extasié d'ici-bas au pur esprit de là-haut^ : servie par les inépuisables combinaisons de l'imagination poétique qui sait, des éléments imparfaits de la nature, tirer des œuvres rivales de celles de Dieu-, cette musique infuse en ces créations nouvelles un mystique courant de vie^; elle les doue d'une âme chantante qui est comme la vibrante émanation de la divinité; elle fait de la parole humaine un verbe divin. L'idéal en littérature, c'est donc le poème rapide dont le rythme subtil, amplifiant le sens magique des mots, exalte lame jusqu'à la contemplation extatique du Beau^ L'erreur, c'est le poème long qui, à force de vouloir la prolonger, épuise l'impuissante tension de l'esprit'^; c'est la manie épique qui ne sait que disperser en de vastes déserts d'ennui •"• quelques oasis poétiques; c'est la poésie humoristique qui prête à la mélancolie ricanante une fausse conception du rythme''; c'est le poème dramatique dontle nom seul implique une contradiction, un poème ne devant être qu'un poème, un drame qu'un drame, sans rien de plus^; c'est l'inspiration passionnée ou môme sentimentale, car la poésie dont l'émotion doit être, avant tout, tranfjuillisante ^ ne commence que là où cesse la troublante passion ^", et le sentiment sans symbole n'est que banale fadeur individuelle^^; c'est encore et surtout l'hérésie didactique sous toutes ses formes, descriptive, satirique, philosophique ou morale^-, car l'intention secrète de l'artiste, même édifiante, ne doit être ([ue

\. Poel. Princ, VI, 12: Longfs bail., VI, 125.

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