Dickem, Peler S?iook,\U
Or, (les œuvres d'écolier appellant inévitablement des corrections de maître d'école, Poe était bien forcé de se faire le pédagogue méticuleux de sa génération, tâche fastidieuse s'il en fût, puisqu'il fallait tout enseigner jusqu'au rudiment, tâche ingrate puisque les prétentions des élèves n'avaient comme toujours d'égal que leur ignorance : « Avant de prendre la plume, leur dit-il, sachez donc composer : il faut que l'idée se développe logiquement, se créant elle-même son plan, ses accessoires, son ton propre : c'est un germe qui doit s'épanouir; et cela est aussi vrai du moindre poème que du roman le plus compliquée Miss Barrett elle-même l'a trop oublié-, Dickens^ est à cet égard un mauvais modèle, tout comme Longfellow dans son Étudiant espagnol^; voyez un peu quelles grosses fautes ils ont faites. Veillez à votre style : n'allez pas prendre l'obscurité pour de la profondeur ni la recherche pour de la subtilité °. Non, miss Barrett ne s'y trompe que trop souvent^ et son ami Horne aussi; quant à Emerson et à ses disciples, ils sont au-dessous de tout mépris". Ne croyez pas que toute la poésie n'est que métaphores ; à force d'en user, jNIoore n'a souvent fait de son style qu'une prose ornée ^; n'abusez pas non plus des affectations de langage. Bryant en a, etles transcendentalistes ne font avec toutes leurs extravagances que nous donner un euphuisme plus désagréable que le premier. Attention à la grammaire! Voyez le grand Gooper: il est d'une incorrection remarquable à cet égard ; tenez, disséquons une page de son Wyandotté] lui, du moins, n'en a cure; mais rien n'est plus ridicule que de s'en aller, à chaque délit contre l'orthographe ou la syntaxe, crier d'une voix indignée : « Faute d'impression! )) Il faut avouer que, si utile qu'elle pût être pour les contemporains, il n'est pas