‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 329 sur 429 · Lifjéia, I, 19y · texte numérisé non relu

Lifjéia, I, 19y

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thiquc : aussi a-t-il bien raison de symboliser dans les stroplies du Palais hanté le lamentable spectacle de sa raison détrônée. Folie encore que la froide exaltation ricanante de ^lontrésor et de Hop-Frog, fixement acharnés à leurs laborieux projets datroce vengeance ; folie encore que la manie errante de \ Homme des foules incapable de secouer la mortelle tyrannie de ses crimes et de ses remords ; folie encore que le dédoublement, maintenant si bien connu, de Wilson implacablement obstiné à égorger le fantôme de sa propre conscience; folie encore, et la plus grave des folies cette fois, la folie impulsivement criminelle, celle qui aboutit au monstrueux vampirisme de Bérénice ou aux odieux assassinats du Cœicr Révélateur^ du Démon de la perversité et du Chat Noir. Tout n'est donc en cette œuvre sinistrement outrée que folie, tout jusqu'aux visions extravagantes des contes pseudoscientifiques, jusqu'aux élucubrations mystiques des dialogues métaphysiques. Bref, partout conspire, agit ou triomphe, sous le masque du fantastique, la toute-puissante dompteuse des volontés et des intelligences humaines, la Folie, âme damnée de ces contes malsains, mauvais génie de ce héros morbide, infernale déesse de ces lieux maudits.

Voyons maintenant, sous ses trois aspects caractéristiques, ce monstrueux protée avec ses peurs, ses impulsions et ses intuitions.

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