IX
r.63 KDGAR A. POE
tive et induclive montre avec qiiolle aisance il savait manier les idées les plus abstraites^: il yrappelletour àtourSwift etCarlyle. Sa définition de linfini, sa démonstration de légale impossibilité de concevoir l'espace soit fini, soit infini, comme d'affirmer ou de nier l'existence d'une cause première, sont d'une dialectique subtile digne des meilleurs sophistes grecs -. Sa démolition des prétendus axiomes^, sa restauration imprévue de l'hypothèse nébulaire *, sa subtilisation finale de la matière dans la confusion des deux forces constituantes ^ sont dune prestigieuse adresse qui révèle les inépuisables ressources d'un esprit à la fois alerte et tenace. Il y a donc en cette souple logique obstinée un fort beau don intellectuel qu'une plus sûre méthode, fortifiée et enrichie par de prudentes observations, aurait pu faire servir à quelques progrès scientifiques ; mais, faute d'éducation régulière et d'acquisitions