‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 63 sur 429 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Quand nous retrouvons noire poète nomade, il est installé avec sa femme à New-York, 113 i/-, Carminé Street, en une misérable bâtisse de bois où Mrs Clemm ouvre une pension de famille.

Qui donc attirait Poe en cette ville ? Un pasteur du ^lidi, le Rév. Fr. Hawkes, désireux d'y fonder une nouvelle revue, lui avait, parait-il, écrit : a Je désire que vous attaquiez avec votre hache à deux mains toute cette misérable tourbe littéraire qui nous entoure. Je crois que vous en avez la volonté, je sais que vous en aurez la force * . » Si Poe n'avait vraiment pas d'autre motif pour choisir cette nouvelle résidence, il dut être bien vite déçu : la Neiv York Review, qui ne parut pour la première fois qu'en mars et pour la deuxième qu'en octobre, prit, dès le début, un caractère nettement théologique qui ne convenait guère aux aptitudes ni au tempérament de notre auteur. Il n'y fit, du reste, paraître qu'un article fait de paraphrases et de compilations à propos de certain récit de voyage eu/VrabiePétrée- : c'est là que se trouvait, au sujet d'Isaïe et d'Ezéchiel, ce fameux morceau d'érudition hébraïque dont Poe aimait plus tard à faire parade sans se vanter, il est vrai, chi le devoir tout entier à la complaisance du professeur Ch. Anthon ^ de Columbia Collège. Telle fut la seule contribution de Poe à la docte revue et peut-être à toute autre revue de cette période.

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