Broadway Journal, ]\im \^^\i [Peter Snooks
2. « Il tenait ses comptes, si minimes qu'ils fussent, avec la précision d'un banquier... C'était, je le sais, sa constante habitude avec d'autres que moimême de rappeler soigneusement ses dettes en envoyant un nouvel article. Voilà peut-être un point de vue pratique bien terre à terre, mais ses amis trouvent qu'il y a là quelque chose par le temps qui court. » Graham's Memoir, Gill, 255-250.
dollars.
cation pour lequel vous m'avez donné d'abord 25 dollars, puis 7, en tout 32,00
Puis vous m'avez acheté le Scarabée d'or pour. . . 52,00
J'ai retiré ces deux articles, si bien que je vous
dois 84,00
Vous avez prêté à Mrs Clemm 12,00
Ce qui fait en tout une dette» de 96,00
La revue de Flaccus était de 3 p. 3/4, ce qui, à 3 d.,
fait 15,00
Le poème de Lowell 10,00
L'article sur Ghanning, 4 p. : 5 dollars, dont je reçus
6; ce qui laisse 10,00
L'article sur Halleck, 4 p. : 16 dollars, dont je tou-
ctiai 10 dollars; reste 6,00
L'articlesur Reynolds, 2 p 8,00
L'article sur Longfellow, 5 p. : 20 dollars dont je
touchai 10 dollars; reste 10,00
J'ai donc payé en tout 59,00
ce qui porte ma dette à 37, 50^
Cette somme de 15 francs ou de 20 francs ^ par page est beaucoup moins considérable qu'on ne pourrait le croire, à en juger les choses superficiellement : car les revues américaines de l'époque étaient d'un grand format, divisées en deux colonnes et imprimées en caractères si fins et si serrés, que, suivant la spirituelle expression de Lowell, elles dévoraient la copie avec un appétit de boa constrictor. Le pire malheur est que ces ogres tyranniques n'avaient pas toujours faim : gavés d'une pâture médiocre, ils refusaient souvent les mets les plus délicats. Poe avait donc bien le droit de dire comme Thoreau :
« La littérature ne trouve ici qu'un pauvre marché ; et, si peu que j'écrive, c'est encore plus que je ne puis vendre. J'ai essayé la Démocratie Reviciv, le Neiv Mirror, et Brother Jonathan. Ces deux derniers