‹ Edgar Quinet avant l'exilChapitre 131 sur 150 · Voy. Œuvres politiques avant fExil · texte numérisé non relu

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sincère, si l'on voulait éviter les voies menaçantes des révolutions inconnues.

Presque en même temps, les électeurs de Bourg lui offraient la candidature dans l'Ain, écrivaient son nom sur leurs bulletins, en le voyant lutter pour une cause immortelle, pour la droiture publique et privée. Dans sa réponse, il rend un touchant hommage à son pays natal :

Il n'en est pas un seul en France où rintégrité des mœurs soit mieux conservée, où Tancienne loyauté soit mieux gardée. Quand la politique n'est plus qu'une embûche tendue à la conscience, quand tous les ressorts sont en jeu pour la corrompre, où le goût de la vérité survivra-t-il, si ce n'est dans notre pays de droiture héréditaire? Si l'on réussissait à étouffer ailleurs le cri de la conscience révoltée sous la cupidité, le lucre, l'agiotage, c'est dans le pays de Joubert et de Bichat, qu'une voix sortirait des sillons pour protester et pour crier : c Honneur ! Amour du pays 1 Droiture ! Intégrité ! Travail ! Liberté * I »

A son retour de Saint-Adresse, Edgar Quinet s'installe pendant quelques mois à Seineport. Rien de plus paisible que cette retraite, sur la lisière de la forêt de Fontainebleau, aux bords de la Seine; le cours tranquille de la rivière, de magnifiques bois de haute futaie, vous communiquent un calme profond; on a tout le charme de la solitude à proximité de Paris. Il loue une vieille maison spacieuse, bien ombragée, entourée d'un jardin fruitier; il avait le don de découvrir des retraites charmantes.

C'est là, dans l'automne de 1846, peu de temps après

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