‹ Edgar Quinet avant l'exilChapitre 143 sur 150 · I. Voy. Correspondance · texte numérisé non relu

I. Voy. Correspondance

Lire un journal, voter pour un représentant crier : c Vivet République ! > sous la Képubliqne.

Penser, c'était beaucoup trop.

Les paysans n'osaient plus recoarir même à la pétitioi pour faire cesser un état de choses si extraordinaire; la police s'interposait entre le peuple et TAssemblée. c Le m pense mal^ »

Et, pour le réduire, on envoyait des tronpes prétoriennes en garnison.

Pendant trois ans, la réaction préparait ainsi sur tous les points du territoire français le coup d'État. On maudissait partout la rue de Poitiers, et c'était l'Elysée qui allait être le vengeur du peuple.

Fldgar Quinel disait avec une logique terrible :

Si le crime inexpiable de ces hommes de paix est d'avoir écrit mon nom et celui de mes amis sur leurs bulletins de vote lajnstice ne voudruit-elle pas que nous fussions à leur place arrarliés ilo nos bancs et traînés la corde au cou à travers la Kranct'VSi l'élection est le crime, nous, les élus, nous soramf> h^s criminels... L'équité veut que le châtiment retombe sur li's représentants, non sur les représentés... Qu'on nou^ prenne pour otages et qu'on laisse un moment de trêve à tant d'honnêtes gens.

Les listes de proscription ont répondu à ce vœu.

VÉtat de Siège est le tableau saisissant de la terreur blanche sous le nom de République. De plus. Edgar Quniet y défend une question de vie et de mort pour la Bresse, le dessèchement des étangs. L'esprit civilisateur de la

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