la Grèce moderne
ri.Ts.-
taine de Clepsydre ! II s'abreuve à ses eaux jaillissantes.
Son enthousiasme d'artiste n'étouffe pas ses vues d'avenir politique. II est frappé de cet amour de la science qui anime cette Grèce pauvre et nue, et qui inspire aux plus humbles démogérontes le désir d'établir partout des écoles dans ces villages formés de cabanes en branches de pin. « La destinée de la Grèce, dit-il en 1829, est de se rapprocher des institutions républicaines des États- Unis. »
De qu.oi vivait-il dans ce voyage ? De quelques olives, de raisins secs; il boit avec délices le vin mêlé de résine qu'on lui offre parfois le soir. C'est en pèlerin et en poète qu'il traverse les forêts de chênes de l'Arcadie, où l'argile est pétrie de débris de marbre, sous l'ombre sacrée des bois qui n'ont pas été coupés depuis l'antiquité.
Un orage éclate sur la cime du Lycée, la foudre éclaire le séjour de Jupiter Lycéen. Ce spectacle était dû au voyageur. Il faut lire cette page pleine de jeunesse sur le temple d'Apollon, sa surprise, sa joie devant cette merveille de l'art*. De cette hauteur, il voit à ses pieds une partie de la Morée, et le golfe de Messénie.
Sur les bords de l'Eurotas, dans une chevauchée de nuit, il est précipité au fond d'un ravin. Et toujours cheminant dans l'orage, traversant des cours d'eau et des coupe-gorge, repoussé des misérables huttes où il demandait à faire halte, exténué, les habits en lambeaux, il atteint Sparte.