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du noble exilé qui leur avait revendiqué une patrie J
Un autre hommage, non moins expressif, fut renidu auproscrit républicain par un pays monarchique pourtant, mais qui, grâce à son héroïque tradition, a au moins gardé quelque chose de sa liberté démocratique d'autrefois. La Hollande, admirant la piété avec laquelle M. Quinet avait écrit l'histoire de sa naissance à la vie nationale et s'efforce aujourd'hui encore de ressusciter en son entier son héros, le grand athlète du seizième siècle', la Hollande voulut le compter parmi ses savants officiels. Le diplôme de membre de l'Académie de Leyde a été offert spontanément à l'ancien professeur du (Collège de France.
L'année dernière (1857), Edgar Quinet se remit à l'œuvre du réveil, que du reste il n'avait pas interrompue un seul instant. Pour faire face au danger de plus en plus imminent que l'ultramontanisme fait courir à la civilisation, à la dignité, à la conscience du genre humain, il crut de son devoir de résumer tous ses travaux antérieurs sur la question religieuse et il osa en poser les conclusions pratiques. Elles se trouvent dans la Lettre à Eugène Sue sur la situaliou relifjiense et morale de l'Europe^, et, plus au long, dans la préface aux œuvres de
* Réimpression des Œuvres (le Marnix de Sainte-Aldegonde. Les qunlic premiers volumes, comprenant en entier le Tableau des différends de la religion, ont paru (1857) à Bruxelles, imprimés et annotés par MM. Yan Meenen et .\lberl Lacroix, dij^nes collaborateurs d'Edgar Quinet.
- Bruxelles, 4856, chez J. II. Briard, brochure in-32.