‹ Edgar Quinet sa vie et son œuvre CharlesLouis ChassinChapitre 40 sur 66 · X. — LES DELIGIONS GRECQUES · texte numérisé non relu

X. — LES DELIGIONS GRECQUES

L'élude sur les religions grecques s'ouvre par une magnifique description de la Grèce, toute brûlante encore de rémotion qu'éprouva Edgar Quinet ën admirant ses ruines au moment unique où le [)euple hellène renaissait à la liberté. Et ego in Arcadiâl s'écrie-t-il avec enthousiasme. Et il définit ainsi la terre sacrée du Beau :

. * Pourquoi lej» cliréUens otfi-Hs acde]^ «t eàoiBrmt-ik VMeli«yg« A» noirs? Qu'é»i-^ 4|ue le servage, sinon une foime d'esdii^gô ma) dits»»

inulre ?

LE$ flEUÛIONS GKËCaUBS. 909

. . « fiaire toutes ks centrées, la Mob. est IV^am d^nt pur eicel^ lence. Bas-relief sospendu dans l'atelier du Créateur, aucun nom de peuple n^aurail été prononcé dans ses vallées qu'elle serait encore fimage de k Beauté suprême. •

jùà au moins rhomme n'est pa», comme dans Flnde^ &mé par l'ioeominensurable grandeur de la création ;

<l'un regard il peut l'embrasser, la jwger et ne pas désespérer de l'eiubellir. Les nionlagnes ne semblent s'y . élever que pour servir de piédestaux à des temples dédiés à des dieux humains qui ne terrifient point. Construit à l'image de la divinité, sépare de la foule à peine par (rois -degrés, HL le temple grec est celui d uu peuple qui étale ses dieux sur la place publique pour les examiner toute heure, les interroger, les juger et tes détruire, n

En Orient, riioniine n'avait cherché Dieu qu'en dehors^ •de lui-même. En Grèce, il le retrouve « dans l'harmonie i 4les traits de son visage ; il reconnaît dans les proportions | ^,8on corpà le type de la beauté étalée dans le reste des choses » Sentant Dieu en lui, se faisant le modèle et le terme de tout , le Grëc' ffiarche iriiil-dcvanTde la révélation •dil'pieu Tait Tiomme. » Enl/e Hopî^el^t Alexandre, son rfili'êst 'd'aCsofîiérTOrient et de le riiinçr « par la i>ensée autant que par l'épée. »

En vain chercherait- on l'Orphée |)rimitif, celui qui a 4]û recueillir les roystcresi des sacerdoces asiatiques. L'originalité de la Grèce est d'avoir <c brisé ses ébauches. » Klle apparaît, avec VUiade^ nuhile, comme sa Vénus. Homère, selon M. Quinet, ne représente pas seulement une grande époque artistique , mais aussi une révolution par laquelle la foi s'est transformée en poésie ^ C'est lui '« quille premier, ose soulever le voile d'isis^ couler l liuina-

* Voir, pour plus de déuùUi De l'Origine <ki I>ieuw, cb. u, Œuvres cm^ jftiète*, lonie 1".

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