‹ Edgar Quinet: sa vie et son œuvreChapitre 80 sur 135 · LA RELIGION HÉBRAÏQUE · texte numérisé non relu

LA RELIGION HÉBRAÏQUE

image, est libre, ce qui a été cesse d'être la règle immualile de ce qui est, et l'on voit un peuple rejeter un présent odieux, vivre en quelque sorte hors de lui, attendant l'impossible du tout-puissant Jéhovah. Ce sentiment profond est exprimé par les prophètes. Selon M. Quinet, la constitution juive repose sur un double sacerdoce, celui de la tribu de I^vi , héréditaire, chargé de maintenir la tradition ; celui des prophètes, libre, personnel, communiquant une vie nouvelle aux dogmes anciens. Les prophètes sont « les tribuns du peuple de Dieu. » I^ur puissance à prédire provient d'une parfaite connaissance de leur temps; ils savaient lire dans l'histoire religieuse Thistoire civile et politique, et « la mort des dieux leur enseignait par avance la mort des peuples. » Ils ont été les premiers à comprendre la décadence, la ruine du vieil Orient ; voilà pourquoi se sont réalisées, coup sur coup, leurs terribles menaces contre Babylone^ tÈgjfptej Damas et le royaume d'Êphralm. Mais ils ne s'occupent pas seulement des peuples étrangers; c'est surtout pour la Judée qu'ils élèvent leurs voix retentissantes. En des situations diflerentes, ils ont tous, comme dit Edgar Quinet, « la même pensée, la même politique, la même crainte; en face de l'Orient réuni contre eux, ils invoquent dans le ciel l'unité de Dieu, sur la terre Funité des peuples , la réunion des Iribus , la fraternilé entre le royaume d'Éphraïm et le royaume de David, Funité du gouvernement, c* est-à-dire l'alliance du sacerdoce et de la royauté dans le sein de la théocratie. » S'il est douteux que les prophètes aient cru à Timniorlalité de l'âme, il est sûr qu'ils ont eu foi en « l'immortalité terrestre du peuple hébreu. » Leur œuvre, mélange de douleur et de joie, de rage et d'allégresse, en son ensemble n'a qu*un but, sauver et fortifier la Judée, a le sanctuaire de Tave*

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nîr, » le vase d'élection de Jéhovah. Après le retour de la captivité de Babylone, il n'y a plus de prophètes, sauf à répoque des Machabées. Pourquoi? Le peuple juif s* est abaissé à reconnaître la protection de TAsie victorieuse ; et, ajoute M. Quinet, il « ne vit plus que des promesses du passé ; en perdant Tindépendance , il a perdu son trépied. »

Le psaume -est la poésie propre aux Hébreux. « Éloliim crée Tunivers d'un éclair de sa volonté. » Distinct de son œuvre, le créateur provoque une création par chacun de ses vouloirs, et chacun de ces prodiges provoque un éclat d'enthousiasme, un hymne d'actions de grâces. Le psaume c( est la vraie poésie des miracles; » le peuple de Dieu n'en pouvait avoir d'autre. Le recueil des psaumes embrasse toute la vie des Hébreux, de Moïse aux Machabées. C'est comme un chœur triomphal qui suit leur histoire de son commencement à sa fin. Cependant les psaumes ne reproduisent pas seulement des sentiments inspirés par le génie du sacerdoce et de la royauté. On y rencontre des plaintes et des espérances humaines, qui prouvent que la personnalité de l'homme se fait jour en même temps que celle de Dieu. M. Quinet y retrouve par intervalles comme une réminiscence du Rig-Véda. « C'est, dit-il, un souille delà haute Asie qui pénètre, on ne sait par quel chemin, dans l'âme de la Judée. »

La poésie des Hébreux ne s'est pas enfouie tout entière dans le psaume et dans la prophétie. Il en est encore resté p3ur le doute et pour le blasphème. Le poème de Job est a un sublime déii jeté par l'homme à Dieu. » Des critiques ont attribué à ce poëme une origine étrangère et voudraient le retrancher de la Bible. Loin de partager leur opinion, M. Quinet ne saurait comprendre la foi de Moïse sans le blasphème de Job. L'idée du Dieu unique

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avait dil produire certaines contradictions. L'origine du mal, par exemple, de l'injustice, de la douleur, dans TAsie polythéiste, se trouvait expliquée naturellement par la lutte incessante des dieux mauvais contre les dieux bons. Hais en Judée, où, à la place des deux principes, il n'y en a plus qu'un, Jchovah, seul créateur, seul maître respon* sable, cette origine du mal et de l'injustice est fatalement en lui, et c'est à lui que l'homme rebelle doit reprocher sa souflrance imméritée. Le livre de Moïse pose l'étemel problème, et c'est le livre de Job qui, pour la première fois, tente de le résoudre. Aux plaintes du juste accablé, que répond Jehovah ? « Où étais-tu quand je posais la terre sur sa base, quand je disais à la mer : Tu n'iras pas plus loin? » Et la voix du tonnerre.achcve le raisonnement. De telle sorte que Job n'est point persuadé, mais ébloui, vaincu, écrasé. La solution du problème est donc ajournée. Le drame intime de Job, pas plus que celui de Promélhée, ne peut trouver son dénoûment dans l'Ancien Testament sacré et profane. Il appelle le Nouveau.

L'épisode de Job n'est pourtant pas le dernier mot du scepticisme hébraïque. Pour le trouver, il faut ouvrir VEedétiasle, rempli d'un immense dégoût du ciel et de la terre, et qui est, selon M. Quinet, le Conmrnmatum est de la société juive. — « Le mosaïsme, dit en concluant rhislorien philosophe, c'est-à-dire Tunilé de Dieu sans rinmiortalilé n'est que la première période d'une religion qui attend d'être consommée par une nouvelle loi. » — Mais le christianisme, en donnant au mal terrestre une compensation dans la vie étemelle, supprime-t-il le redoi)tabie problème? 11 en change les termes, et voilà tout. En un superbe chapitre , sur lequel j'insisterai ailleurs, Edgar Quinet compare le scepticisme occidental au scepticisme oriental, reproduit les alternatives diverses de la

lutte de r homme et de Dieu, et donne en quelque sorte la synthèse de Thistoire du Doute éternel.

M. Quinet ne peut quitter l'Orient sans s* occuper de la dernière conséquence de ses dogmes. L'esclavage lui ap-

. paraît partout. A Persépolis, à Héliopolis, à Athènes, en dépit des différences de civilisation, lorsque tout change, tout tombe, seul il reste debout. A cela rien d*ctrange. Il n y a point de polythéisme sans esclavage, et pour que l'esclavage^ d'institution divine, disparaisse, il faut que la société antique soit, non pas réformée, mais anéantie. II subsiste, en effet, tant que Dieu n'est pas un pour tous les hommes et libre dans le ciel. Et la preuve, c'est qu'à mesure que Ton s'éloigne du polythéisme en Orient, on aperçoit les traces non contestables d'une émancipation progressive. En Judée, y a-t-il des esclaves? En théorie, il n'y

' en a pas, le peuple tout entier étant l'inaliénable propriété de Jéhovah. S*il en est en pratique, leur servitude est brisée chaque septième année. L'imitation du reste de l'Orient a seule empêché, chez les Hébreux, l'égalité parfaite, consacrée par leur religion '.

L'étude sur les religions grecques s'ouvre par une magnifique description de la Grèce, toute brûlante encore de l'émotion qu'éprouva Edgar Quinet en admirant ses ruines au moment unique où le peujple hellène renaissait à la liberté. Ef e^o m Areadiâ! s*écrie-t-il avec enthousiasme. Et il définit ainsi la terre sacrée du Beau :

*■ Pourquoi les ehrétiens ODi-ils tccepté et conserfent-ils l'esclavage des •noirs ? Qu'efft-cc que le servage, sinon une forme d'esclavage naal dissiinulée ?

• Génie âet MigioM, 1. VI.

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« Entre toutes les contrées, la Grèce est Tœuvre d'art par excellence. Bas-relief suspendu dans Tatelier du Créateur, aucun nom de peuple n^aurait été prononcé dans ses vallées qu'elle scmit encore rimage de la Beauté suprême. »

Là au moins rhomme n'est pas, comme dans Tlnde, écrasé par Tincommensurable grandeur de la création ; d'un regard H peut l'embrasser, la juger et ne pas désespérer de Tembellir. Les montagnes ne semblent s'y élever que pour servir de piédestaux à des temples dédiés à des dieux humains qui ne terrifient point. Construit à l'image de la divinité, séparé de la foule à peine par (rois degrés, « le temple grec est celui d'un peuple qui étale ses dieux sur la place publique pour les examiner à toute heure, les interroger, les juger et les détruire. »

En Orient, l'homme n'avait cherché Dieu qu'en dehors de lui*même. En Grèce, il le retrouve « dans l'harmonie des traits de son visage ; il reconnaît dans les proportions de son corps le type de la beauté étalée dans le reste des choses » Sentant Dieu en lui, se faisant le modèle et le terme de tout, le Grec marche « au-devant de la révélation du Dieu fait homme. » Entre Homère et Alexandre, son rôle est d'absorber l'Orient et de le ruiner « par la pensée autant que par l'épée. »

En vain chercherait-on l'Orphée primitif, celui qui a dû recueillir les mystères des sacerdoces asiatiques. L'originalité de la Grèce est d'avoir a brisé ses ébauches. » Elle apparaît, avec Ylliadej nubile, comme sa Vénus. Homère, selon M. Quinet, ne représente pas seulement une grande époque artistique , mais aussi une révolution par laquelle la foi s'est transformée en poésie*. C'est lui qui, le premier, ose soulever le voile d'Isis, couler l'huma-

* Voir, pour plas de détails, I^ r Origine des Dieux, cb. n, CEumreê comr pUies, tome I".

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nité dans les moules divins et faire « passer l'âme de son peuple dans le sein des Immortels. » A partir de ce moment, les dieux humanisés ne pèsent plus sur les imaginations ; au contraire, ils répandent sur le monde une sérénité qui enfante la civilisation grecque. Les poèmes d*Homère sont donc le livre de la loi des Hellènes et le poète * est leur Moïse. Sur le plan de VIliade'ei de YOdysséCy exemple unique dans Thistoire, toute une société est ordonnée.

Après l'épopée , c'est la sculpture qui a le plus influé sur la révolution religieuse des Grecs. M. Quinet a fait admirablement ressortir qu'une ère nouvelle dans l'histoire humaine date du jour où, sur les épaules des idoles, une tète d'homme remplaça la tèle emblématique de l'animal. Il a non moins bien marqué en quoi diflere l'art païen de l'art chrétien : le premier commence par Timitation de la nature, le second par la recherche de l'idéal. a l'un va du dehors au dedans, l'autre du dedans au dehors ; celui-ci achève d'abord la tête et celui-là le corps. » Dans Phidias comme dans Homère, Edgar Quinet voit à la fois un réformateur et un artiste. Par lui est créé l'Olympe palpable, et le caractère général de ses œuvres est un c( mélange de l'ingénuité d'Homère, de la correction de Sophocle, de la majesté de Platon. » A cette sculpture a on ne demande pas si elle est païenne ou chrétienne ; elle est belle, elle est vraie, elle appartient à rÊternel. » Les dieux de Phidias portent sur leurs fronts l'empreinte de l'âme universelle ; ils sont impassibles et sereins. Ils entrent en décadence du moment où Scopas et Praxitèle les troublent de l'expression de la douleur. Ils sont pres-

'• Dont Edgar Quloet défend si éloquemmenl la personnalité menacée par la critique allemande. Uses Ùe VHiiMre de la poéûe, au tome ÏX des Œuvre* compUieit.

que morts quand sourit la Vénus austère des premiers temps. Bientôt Alexandre se fait Dieu et la sculpture ne sert plus qu'à Tapothéose des rois et des empereurs. La doctrine dTvhémère est prise à la lettre ; Tart devient courtisan, la religion grecque s'évanouit.

Si la statuaire et l'épopée ont créé les dieux olympiens, la poésie lyrique et le drame les transforment. Pindare, <x David hellénique », annonce Tavénement d'un souverain céleste plus puissant que Jupiter. En Tattendant, il métamorphose les dieux de chair en dieux -esprits. De nouvelles divinités immatérielles, rEntbousiasme,la Sagesse, la Loi, s* éveillent au chant de ses hymnes et prennent place dîins le sanctuaire. La révolution religieuse, ainsi commencée, est continuée par le drame. Les tragiques décomposent métaphysiquement les croyances de l'antiquité ; ils ont de tels pressentiments qu'Edgar Quinet ne peut s'empccher de les considérer comme « les prophètes païens du christianisme. Dans leurs œuvres, moins fatalistes qu'on ne Ta prétendu, le chœur proteste sans cesse contre la force, eontre le succès ; et si le drame grec a tant de puissance, c'est que Ton sent en lui la naissance de la Jutte entre la fatalité et la providence.

La tragédie de Sophocle, d'Eschyle et d'Euripide finit par la comédie divine d'Aristophane, où tout le système social de l'antiquité est bafoué par « Homère bouffon. » Avant la Grèce, l'humanité avait ignoré le rire et l'ironie.

• La Grèce s*éveille, rbumanitc se retourne en arrière; à l^aspect de tant de fantômes déjh évanouis, de tant d'illusions ruinées, de tant dVmpires déjà frappés, de tant de faux dieux qui déjà ont jeté le masque, elle pousse un de ces éclats de rire interminables qu*Homèro attribue aux Olympiens. Cette hilarité mêlée de nectar, celte ivresse de rambroisie, voilà toute la poésie d'Aristophane. >

Il y a pourtant en elle encore autre chose : Fenlhou-

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sîasme se mêle à Tironie universelle, les plus burle^iues des dialogues sont interrompus par des hymnes.

c Imaginez, s*écrie le poète historien, imaginez Tode de Pindare punfiant le génie de Rabelais, tous mesurerez ainsi Tenrergure d^un poète qui a pu embrasser de Taile les deux régions opposées de rin* teUigence. »

Après lui, Tironieperd tout son lyrisme, mais elle s'envenime de plus en plus ; on ne trouve guère que « la lie de' la coupe » du grand comique dans les Dialogues de Lucien.

Pour avoir la synthèse de toute la Grèce antique , il reste à connaître son histoire et sa philosophie.

L'histoire grecque est née de Fébranlement causé par les guerres médiques. Auparavant, on s'était contenté de vagues traditions, Thistoire politique était restée enfermée dans l'histoire des dieux. Mais, après l'apparition de Xerxès, les esprits ayant été brusquement ramenés au sentiment du réel, à Homère et Hésiode succèdent Hérodote et Thucydide. Edgar Quinel se garde bien de répéter, après Paul-Louis Courier, que le père de l'histoire ne fut, en somme, qu'un Froissardd'Ionie. Au contraire, il a deviné l'enchaînemctit sous le désordre apparent de sa narration , il y a presque senti une philosophie historique. Hérodote, à son sens, a composé son histoire sur le modèle de riiistoire réelle; il court au but, sans le marquer d'avance , mais, s'il n'a qu'un instinctde la logique providentielle, cet instinct est si fort déjà qu'il achève son récit en la qpnsacrant sans s'en apercevoir. Hérodote est l'Homère de l'histoire. Thucydide en est le Sophocle. Le premier raconte comment l'unité de la société grecque s'est formée à Salamine, et chante une épopée. Le second raconte comment l'unité s'est brisée durant la guerre du Pélopo-

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ncse ; et il écrit un drame. En celui-ci, plus clairement qu'en celui-là, le destin oriental semble être vaincu pour toujours ; les nobles discours des hommes dTtat remplacent les oracles et dominent l^ fracas des événements. — Plus tard, quand la démocratie et Taristocratie se sont entredétruites , quand Alexandre avec THellade asservie asservit rOrient, quand enfin Tesprit grec triomphe dans l'univers, il n'y a plus de Grèce. A la place des masses nationales épuisées on ne voit apparaître que des individus. L'histoire cède la place à la biographie. Plutarque fait des apothéoses, d'accord en cela avec la dernière constitution imposée au paganisme par Evhémère, et ces apothéoses isolées n'ont aucun lien entre elles. En lisant les Hommes iltustreSy « vous sentez à chaque ligne qjue la société qui liait ces vies éparses a cessé d'être : nobles statues qui toutes ont pour piédestal commun le tombeau de la Grèce I »

A la mobilité perpétuelle de son dogme, la Grèce a dû de ne point connaître le déchirement intérieur produit par le duel de la foi et du doute. La philosophie, embarrassée de la religion, la confond avec l'art; elle condamne Fartiste, respecte le prêtre. Mais bientôt, désespérant d'accommoder les croyances nationales avec la vérité pure, elle s'en fait un ornement banal, et, enivrée d'elle-même, aboutit au sophisme. Socrate, par bonheur, vient dégager l'ordre du chaos. 11 est, selon l'heureuse expression d'Edgar Quinet , le Phidias de la philosophie. Ramenant tout à l'homme, il incame en ses disciples le a Verbe du paganisme, » proclamé par Platon, et la philosophie réalise comme la mythologie la déification de l'humanité. — M. Quinet signale avec une profondeur étonnante en quoi diffère le scepticisme ancien du scepticisme moderne. « Loin de chanceler dans le doute, le philosophe païen

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s'y relire en paix comme dans sa demeure naturelle. » Et cela, parce que a il ne. nie rien, n'aflirme rien ; il fait mieux, il attend. » — I^ fond de la philosophie comme de la religion grecque est Tidentitc de la raison humaine et de la raison divine ; toutes les écoles convergent vers un but commun, qui est le repos imperturbable et la sérénité morale des Olympiens. Le sublime de la vertu antique est théâtral, « l'homme joue en passant le rôle de Dieu. » La gloire du stoïcisme, en particulier, est d*avoir a reconnu un seul Dieu sous les masques dilTcrents « du polythéisme. » Mais, en le reconnaissant, il a tué Tesprit ^rec au profit de Tespril universel.

Tout ce qui précède se trouve résumé en cette phrase :

• L'Orient avait développé le dogme de rincarnation dans la Trinité •divine ; la Judée avait ramené cette Trinité à rUuité ; la Grèce y joint ridée de Dieu dans Phoinme. Ainsi s'achève l'Ancien Testament du monde sacré et profane. »

Pour que le Nouveau vienne le confirmer et Tabolir, il n*y a plus que le terrain à lui préparer : telle est la mission de Rome.

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