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MAISON DE RUBENS

La demeure de Rubens, dont il subsiste encore un arc de triomphe, dans la cour d'une maison de la rue dédiée à la mémoire du maître,

65. — Anciennement à l'angle de la rue des Chênes et de la Longue rue Neuve (Disparue).

vient aussi nous avertir de ce qu'était le style de l'époque. « La plus curieuse de nos grandes habitations de la première moitié du XVIIe siècle, fut sans contredit celle de Rubens à Anvers, bâtie sur les propres plans du prince de nos peintres » . Rubens orna son palais dans le goût italien, il le décora de sa propre main. « En outre, dit un auteur, il fit construire entre la cour et le grand jardin, qui s'étendait derrière et où il planta les arbres les plus variés, une rotonde percée de grandes fenêtres cintrées et couronnée d'un dôme, à l'exemple du Panthéon romain. Là, il disposa avec le goût le plus parfait les statues précieuses, les bustes antiques, les tableaux, les vases d'agathe et de porphyre, les onyx, les camées, les médailles, les bas-reliefs, enfin toute la précieuse collection qu'il s'était formée »

A l'angle de la rue où Rubens se fit construire son magnifique hôtel, une remarquable maison, ornée de vases, présente un type fort beau des constructions du dix-huitième siècle. Au XVIe siècle se trouvait, sur ce même emplacement, l'hôtel d'Arenberg ; la maison appartint de 1688 à 1758 à la famille Van Halmale, plus tard à la famille Geelhand de Merxem qui la fit reconstruire.

Le dessin 43 représente un exemplaire remarquable des constructions de la Renaissance, tant au point de vue de la conservation (a pourtant subi des restaurations) qu'au point de vue de la sobriété relative des détails. La porte ornée de colonnes renflées à bandes, pourrait servir de modèle de l'architecture de ce moment de l'histoire. Elle est

magnifiquement couronnée d'un balcon à balustrade ornée aux deux extrémités d'une espèce de pomme-de-pin sphérique. La baie de ce balcon s'entoure d'un encadrement moins heureux que celui de la porte ; la console qui s'applique sur la colonne au bas du chapiteau dénature r élégance de l'ensemble. Par contre, le fronton brisé qui surmonte cette fenêtre est d'une courbe véritable- ilil?

ment belle. Les fenêtreslucarnes, surtout celle du centre qui porte trois vases, sont ornées avec moins de prolixité que de coutume. On peut considérer cette maison du Kipdorp, n° 19, comme une des plus belles que la Renaissance nous ait données.

Celle de Gérard Zegers, place de Meir, n° 48 (en démolition), rentre dans la catégorie des splendides hôtels élevés à Anvers au XVIIe siècle. Sept grands pilastres composites, dont les corps sont coupés de bandes à intervalles égaux depuis la base jusqu'au chapiteau. A une extrémité de la façade,

Rue aux Laines, n° 30.

une porte en piein-cintre s'ouvre entre deux colonnes doriques. Aux trois étages les fenêtres rectangulaires sont encadrées de décors en bossages.

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