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PORTE DE L'ESCAUT

mitant l'arc de triomphe et lourde, la Porte de l'Escaut, représente cette Renaissance grasse, trop chargée, à lignes trop pleines. Toutefois, au point de vue de l'étude, c'est un monument curieux. Avant la construction de celui-ci, il existait à cette place une autre porte fluviale, nommée Maeygat (porte Marie). Cette dernière fut démolie et l'on éleva au même endroit la porte Royale ou de l'Escaut, en l'honneur du roi d'Espagne Philippe IV. Sur les plans et les dessins de Rubens, le sculpteur Artûs Quellin en tailla les ornements, ainsi que la statue symbolisant l'Escaut, couchée sur une source, dans une niche à arc surbaissé. Thijs traduit l'inscription :

Comme l'Indus, le Gange, et le Rhin et le Tage, L'Escaut, ô grand Philippe, aussi te rend hommage ; Sous ton sceptre il verra revenir les vaisseaux, Que, sous ton aïeul Charles, il portait sur ses eaux

Vers 1641, Jordaens fait construire, sur ses dessins, la maison n° 43 de la rue Haute. Comme Rubens, il la décore de belles œuvres d'art et de plafonds de sa propre main. Actuellement la cour de cet hôtel, transformé en magasin, fait souvenir qu'il fut édifié par le célèbre peintre.

La même rue, au n° 15, possède une très intéressante maison, bâtie d'après les principes des maisons en bois. Elle est de pierre blanche, à quatre rangs de fenêtres. Les sculptures de la porte d'entrée offrent le seul luxe de cette façade remarquable. Plus loin, à l'angle de la rue de l'Étuve, une élégante maison qui date de 1704, montre de jolis basreliefs, ayant trait à la vie de Saint-Joseph.

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