I.es façades sont loin de ré.pondre au mérite du plan
Élévation d'une maison via di S. Giovanni in Latcrano.
Cette petite habitation est située près du Colisée, dans le jardin x. Fini. Le motif de la façade est gracieux, et l'arrangement des rampes de l'escalier d'un effet pittoresque.
Elévation d’un palais porto di Ri petto.
fie caractère de cette façade est simple et sévère : le rez-de-chaussée iv surtout doit être cité avec éloge; les croisées et le soubassement y sont habilement étudiés. lie nom de l'architecte est resté inconnu , et ' il ne serait possible de L’indiquer aujourd’hui que par conjecture. Il est vrai qu'on pourrait citer avec quelque vraisemblance Alessandro Specchi ou Carlo Fontana , qui ont construit le port voisin de Ripetta. Mais en cherchant à expliquer pourquoi la fontaine qu'on voit sur la façade a été établie en cette place et surtout à cette hauteur, on est conduit à penser que l’architecte , chargé de décorer les appartements du palais Uorghèse, éleva également cette façade et la disposa de manière à ce qu’elle pût recevoir, à. une hauteur con- ’ venable, une fontaine destinée à faire point de vue aux magnifiques appartements du prince Uorghèse. Si celui-ci ne fit pas bâtir luiméme cette habitation, il dut au moins, pour ajouter de l’a-.-, grément à son palais, acheter du propriétaire voisin cette concession gênante (i).
(.1 ! Quoique la petite machine hydraulique servant ù faire arriver les eaux à la hauteur de la, fontaine dont nom Venons de parler «ait fort simple, elle nous n pam ingénieuse et mériter
NOTICES HISTORIQUES
Maison via Gregoriana.
■n i>h-. i». I^a disposition du plan est agréable et commode. I/e vestibule surtout est d’une proportion charmante, et l'entrée de l’escalier fort bien étudiée. La façade porte à la fois le caractère de l’élégance et delà simplicité. . . * '
Maison située au pied de la roche Tarpéienne, via di Tor de’ Spccehi.
S.pr. .s |l serait difficile de trouver un plan d’une composition plus simple et une cour dont l’architecture fût autant dépourvue d'ornements. Cependant, malgré l'espèce de pauvreté qu'on y remarque, les effets pittoresques y sont si bien entendus, qu'on doit croire que le parti adopté était le plus convenable et le mieux approprié aux localités. Ces constructions sont, en effet, d'un genre qui se lie parfaitement bien avec les rochers et les fabriques qu'on aperçoit au -fond sur la hauteur. En un mot, il résulte de toutes les dispositions suivies un tableau harmonieux , agréable et complet." 1
d'être connue. Nous en donnons ici la figure, à laquelle noos joignons cette courte explication : I.Æ niveau de la source, k son arrivée, est au point M. Cette source suit le* deux directions MA et MN. L’eau qui s'échappe du point A tombe dans une sorte de cuiller B , fixée k (‘extrémité d’uu levier CD, mobile autour d'un point central E, et portant S son autre extrémité un contre-poids F. A mesure que lu cuiller s’emplit , elle s'.ibaisse par l'effet de la pesanteur de l'eau dont le jet est continu et sur-passe bientôt celle du Contre- poids F. Enfin, lorsque l'inclinaison du levier est suffisante, la cuiller se vide, et le contre-poids l'emporte à son tour. De lù naît un mouvement continu d'oscillation* qui , transmis par b tige intermediaire R à l’autre tige G, est communique à b pompe H, laquelle (ait monter dan* la direction KL l'eau arrivant suivant MN.
BT CRITIQUES.’
Dans la seconde vue, on est surtout frappe du mouvement produit à tous les étages par les voûtes d'arêtes qui semblent , pour ainsi dire, s'v multiplier. L'arcade du milieu, comprenant deux hauteurs d'étage, est d'un motif original et dont on pourrait faire l'application dans beaucoup de circonstances.
Si l'architecture pittoresque ne devait pas être jugé»' avec beaucoup d’indulgence, nous condamnerions lare surbaissé, qu’on pouvait d’ailleurs éviter aisément.
l'inii, éUvrition et détails d'ane maison située via del Govrrnn V erchto.
L’inscription qui se lit sur la façade fixe à l’an i ">oo la date de la construction de cette maison. C’était l'époque où, suivant Vasari, Bramante arrivait à Rome, et conséquemment cette charmante habitation dut être, en cette ville, l’un de ses premiers ouvrages. En examinant avec quelque attention la distribution des étages, la forme des croisées, la corniche de couronnement et les profils en général, on trouve en eux un tel caractère de fraternité avec ceux de la châtia cellerie et dn palais Giraud, que la comparaison seule suffit pour faire reconnaître la main de Bramante dans ccttc rr livre comme dans les précédentes. . •
L’ordonnance si sage et si gracieuse de' l’élévation frappe et charnu* dès la première vue. On 1 remarque trois divisions bien distinctes. La première comprend le rez-de-chaussée et l'entrésol ; la seconde est consacrée tout entière au premier étage, qui méritait cette distinction comme étage principal; enfin, le deuxième et le troisiènm étage forment la troisième division. I<e rez-de-cliaussée et l’entresol' sont accusés l’un perdes refends, et l’autre par des espèces de piédroits; une même corniche d’nn assez beau profil les couronne tous les deux. Telle est la décoration de la première partie. Celle de la seconde se compose d’un ordre , sorte de toscan qui encadre de* croisées avec
Jr‘»8' voncHs HisTOnr^iEs
corniches employé « cet «;T;i{£e seulement Quant * la tivisiitnc partie , elle est ornée d un ordre dorique dont l’entablement, sans lui appartenir en propre , s'y adapte pourtant assez bien et forme , pour l'ensemble , un couronnement très-convenable.
Cette petite façade est exécutée avec beaucoup de soin. Elle est entièrement construite en travertin, à l'exception de ees parties de mur comprises entre les pilastres et les chambranles des croisées, lesquelles sont formées de briques apparentes parfaitement bien appareillées.
Le puits indiqué sur le plan et près de l'escalier est disposé avec . • adresse et de manière qu'on peut y puiser de tous les étages.
Plan et élévation du palais Niccoliai , via de' Bunchi.
- <i V ers l'an j 5»o , Jacopo Sansovino , sculpteur et architecte florentin, fut chargé d’élever, pour Giovanni Gaddi , son' protecteur et son ami , cette charmante habitation qui devint ensuite la propriété, de Roberto Strozzi , et enfin celle des iharqnis Nicoolini. Ce bit principalement à- Venise que Sansovino eut occasion de donner des preuves multipliées de ses talents ceniinr architecte, et Rome ne possède de lui qu'un très-petit nombre d’ouvrages, I.e meilleur, sans contredit, est celui que nous allons, examiner.
. On ne peut nier qu’il n’ait fyllu une. très-grande habileté pour trouver une distribution commode dans un terrain aussi étroit et aussi ingrat, et pour avoir su en dissimuler toutes les irrégularités.
• Cependant, l'aspect -du plan, pour celui -qui ne l'examine qu'imparfaitement, ne donne l’idée d'aucune difficulté sérieuse : et c’est en effet le propre d’un talent supérieur de savoir déguiser toujours, sous l'apparence du naturel et de la simplicité, les .combinaisons obtenues même avec le plus de peine.
Nous signalerons princi|>alemeiit dans le. plan : i° le bon effet des
• . BT CRITIQUES KljJ
deux portiques, dorttfl'un forme le vestibule, et l'autre sert à isoler la cour de service , en contribuant tous les deux à orner la cour (trincipale ; a” l'adresse qu’o,n a déplpyée dans l'étude de l’escalier; 1" la combinaison et Futilité de la petite cour qui procure à la fois du jour à l'escalier et à ce long passage aboutissant au- vestibule.
■ {/élévation est un modèle d’élégance et de . simplicité chaque étage est marqué du caractère qui lui est propre , et les besoins de l’habitation s'y trouvent partout accusés. La porte d’entrée, située au milieu de la façade, entre les deux larges baie»' des boutiques., est traitée, comme celles-ci, dans un style sévère (t). Deux croisées , sans , moulures, éclairent, à l'entresol, les dépendances de ces boutiques. Le premier étage , dont la décoration couserve toujours un caractère -de simplicité, se distingue par une plus grande hauteur et par T importance de ses croisées ; oïl juge à la première vue que c'est la «pie doit exister l'appartement principal, dont les dépendances qu'il comporte sont accusées par de» mezzanines. Le dernier étage, qui est eji harmonie de convenance et de proportion avec le précédent , est • moins élevé, moins riche, et sans aucunes dépendances. Quant aux détails, ils sont en général d’une belle masse, et leurs profils simples i.*t bien divisés.
• ILgst à regretter qu'un bel entablement ne vienne pas couronner un ensemble où tout est si bien assorti; Cependant , quand on voit la façade .les cours et les intérieurs complètement achevés, il n’est pas présumable que cette partie importante de l'édifice ait pu rester seule imparfaite. l/e couronnement, comme- on le pratiquait quelquefois à cette époque, par des raisons d'économie ou pour ne pas trop charger les mure, peut fort bien avoir été exécuté en bois : dégradé par le temps, on t’aura supprimé , comme ou pourrait en- citer plusieurs
exemples dans la même ville. - •- • j
(l) Qn doit consid<*rer comme une chose fâcheuse que* ces boutiques aient été jugées neecst,iires ; leur largeur extrême fait une opposition très-marquée avec l'arcade du miHen , dont la proportion , déjà trop allougéc, semble alors proin* supportable. r A '••f mi
itW»
NOTICES HISTORIQUES
< . . ... : PLANCHE Un ’
• Coupe du palais iMiccolini.
On peut, d'après nette coupe , avoir une idée bieri complète de la décoration des deux cours du palais. L'une est riche, ornée, et porte le caractère d’une cour principale; l’autre n'a que des ajustements fort simples et convenables pour une cour secondaire. La première > quoique remarquable par le motif et le rapport agréable de son ensemble, prête néanmoins à la critique. On ne saurait, en effet, approuver la manièi-e dont l’ordre ionique y est étudié; la trop grande longueur des pilastres, la hauteur de l'entablement et la pesanteur des ornements de la frise sont des erreurs de goût qui n’ont |>as * d'excuse.-. •' • ■*», » •. .•■ •
Il existe, au fond de la seconde cour, un- groupe de Mars et ‘ Vénus dont Vasari fait le plus grand éloge. Ce groupe est dû au oiseau de Moschino, (ils de Simon Mosca. *• .•
Élévation du palais Cervspi , vin drl Corsa. ' ' '
«c. it. Onorio Longhi fut l'architecte de ce palais,' auquel Alessandro , Specchi fit depuis quelques changements ou restaurations. La façade •
. est d’une belle masse et d’un caractère simple et grave. Quelques détails , tels que la corniche de couronnement et les croisée? du ivide-ehanssée , peuvent être cités avec éloge. La porte d'entrée, malgré quelques ajustements incorrects , offre un ensemble satisfaisant et d’un assez bon effet en exécution. .. >. *
I-a cour est ornée de statues antiques et n’est pas sans mérite. On voit dans les appartements une petite galerie dont les fresques du plafond sont de la main d'Albani qui a représenté les planètes et .les Heures sous des allégories poétiques, - . /
KT CRITIQUES. l(ll
Palais del Bujalo, via délia Pâlie.
la- palais délia Pâlie , aujourd'hui del Bu/alo, fut construit pour le vin, vs. cardinal Andrea délia Val le , par Lorenzo f/Otti, dit Lorcnzettu , sculpteur et architecte florentin. Celui-ci employa à la décoration de la cour des colonnes, des hases et des chapiteaux antiques. Il disposa avec habileté des frises et des niches destinées à recevoir îles basreliefs, des bustes ou des statues qu’il restaurait souvent lui-même. .
Toutes ces antiquités furent distribuées avec un tel succès, que le * • i
goût de semblables embellissements, partagé d'abord par plusieurs cardinaux et quelques autres personnages riches, devint bientôt général à Rome.
Cette cour doit son effet séduisant à l’élégante proportion et au motif agréable de son architecture. Les détails sont, pour la plupart, bien composés et d'une exécution délicate. Les croisées du premier étage méritent surtout une mention particulière.
L'escalier est étudié avec goût, et l’arrivée au premier étage présente un morceau d'architecture très-soigné dont nous avons donné quelques détails. Cette portion de l’escalier, les croisées du premier étage de la cour, et la corniche leur servant d'appui, sont en marbre blanc, ainsi que les chapiteaux et bases des colonnes, dont le fût seid est en granit oriental. Tout le reste de la construction est exécuté, partie en travertin, partie en briques.
Plan d’une maison, via delle cinquv Lune.
Ce qu’il y a de plus particulièrement remarquable dans le plan de vi,i»r. cette habitation , c’est la disposition et l’arrangement de l'escalier.
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NOTICES HISTORIQUES
Plan d’une maison , piazza Ma dama.
La marche simple et sage de ce plan et la bonne disposition de son vestibule, dont la voûte est ornée de compartiments bien divisés, donnent de l’intérêt à cette maison, qui a deux entrées, l’une sur la place Madama , et l'autre sur la place Navona.
Vue du vestibule et plan d’un petit palais, piazza di Campa Marzo.
I*e mérite principal de ce plan consiste dans le vestibule et dans la disposition de l’escalier. Quoique dépourvu d’ornements, le vestibule niait néanmoins par l’originalité de sa forme et la manière dont il est relié avec l'escalier. Celui-ci est d’un aspect assez piquant; il se présente en face de l’entrée, et l'on découvre à son sommet des treilles d’un effet pittoresque.
Ce petit palais doit avoir été construit par Giovanni Stern , frère de Fauteur de la nouvelle galerie du Vatican, dite Braenio Nuovo: c’est du moins ce qui m’a été affirmé par un architecte de Rome , contemporain de Gio : Stern.
Détails de la fiorte d'entréedu palais delGovernatore, via del Governo
V ecchio.
lat palais del Governatore , ancienne résidence du gouverneur de Rome, acte probablement construit vers le milieu du xv* siècle. La porte qui en décore la façade est une des plus grandes, des plus belles et des plus riches de la renaissance. Elle est exécutée en marbre blanc, et sc fait remarquer par la pureté de ses profils, le bon goût de ses ornements et le fini du travail. On y trouve réunies des qualités qui semblent s’exclure l’une l'autre, une grande richesse alliée à beaucoup de fermeté.
ET CRITIQUES
Plan et coupe du palais Patrizi, piazza di S. Luigi de' Francesi.
Un vestibule spacieux et d’un alxmi facile, un escalier qui se pré- vin.n. sente avec une belle apparence, enfin une petite cour d’un arrangement original , telles sont les parties les plus intéressantes du plan.
Quant à la décoration de la cour, on peut en avoir l'idée en consultant la coupe; son architecture, quoique d’un style peu correct, n’est pas néanmoins sans quelque mérite.
Plan du palais Tomati, via Grcgoriana.
La disposition de ce plan est, sous plus d’un rapport, fort bien en- iv.si tendue; mais la partie comprenant le portique et les escaliers adjacents mérite de fixer particulièrement l’attention. On voit, sous le portique du fond de la petite cour, deux rampes d’escaliers à l'aide • desquels on a mis cette cour en communication avec une autre plus grande dont le sol est plus élevé. 1 «i rampe de droite est habilement combinée avec le grand escalier conduisant aux principaux appartements. Il résulte de cet arrangement que l’escalier devient également accessible du côté de la grande et de la petite cour.
Elévation et détails de la partie construite du palais’ Capranica , piazza délia Faite.
On doit regretter d’autant plus vivement que le palais dont il vm, i, n’existe que ce fragment soit resté inachevé, qu’il est difficile de trouver, même à Rome, et dans les plus beaux édifices, une réunion de qualités aussi éminentes : rarement on rencontre dans un monument un caractère aussi noble, des divisions aussi bien entendues,
I </| \OTICKS H ISTORIQIIKS
un accord aussi parfait dans toutes les parties, et enfin, des profils qui , pour la convenance et la correction , aient droit à des éloges aussi légitimes. On reconnaît dans ees profils, comme dans tout le reste, la main habile d'un maître que nous ne saurions même désigner par conjecture, mais dont la manière se rapproche beaucoup de celle d’ Antonio da Sangallo. Il est toutefois peu probable cjue ce dernier ait pris part à eette construction, mais on pourrait, avec quelque vraisemblance, l'attribuer à l'un de ses élèves, ou bien à quelque architecte de la même époque, nourri de ses exemples et de ses doctrines. Peut-être est-il l'œuvre d'un jeune artiste que la mort enleva au début de sa carrière, et trop tôt pour que son style fût suffisamment caractérisé dans ses ouvrages.
Palais Patrizi, situe près de l'église S. Catarina de Funuri.
s, ImI disposition du plan est commode et l'escalier étudié avec recherche et un soin particulier. Le rez-de-chaussée et le premier étage de la cour sont dans un joli parti, et l'élévation extérieure dans des proportions assez heureuses.
Elévation de deux palais, situés piazza délia Pare.
t„. Os palais , traités l'un et l’autre dans h* style florentin , se font d'abord remarquer par une couleur sombre qui leur donne, pour ainsi dire, l'apparence de monuments antiques, bien qu’ils soient cependant dans un assez bon état de conservation: On peut taire remonter f époque, de leur construction à la fin du xv* siècle.
On a prétendu que ces palais étaient l'o uvre de Bramante. Cette opinion, attribuée à M. Dufourny, serait pour iujus d'un grand poids; mais il nous parait peu vraisemblable que Je savant architecte ait eu
BT CRITIQUES. I<>">
cette croyance, et lion* n'imaginons pas sur quelle autorité ou sur quelle analogie il eût pu l’appuyer.
Plan if une maison , via deU' Orso.
la; plan de cette habitation, qui est moderne , offre des dispositions v. agréables et commodes qui se rapprochent de nos usages. I<e plafond du vestibule est décoré de caissons d'un bon effet. L'architecture de la façade est lourde, et comme celle de la cour elle ne présente rien d’intéressant. Cette jtctitc maison, d'après l’assurance qui m'en a été donnée par un architecte d’un Age avancé, qui l’avait vu construire, fut élevée sur les dessins de l'architecte Giuseppe Barberi.
Plan d’une maison , via dette Quattro Fotitnne.
la- vestibule est dans ectte maison la partie la plus remarquable, u •» IL est pourtant d'une grande simplicité, mais il emprunte beaucoup de charme de sa disposition pittoresque. Deux rampes en saillie se présentent d'abord et conduisent au sol du portique formant estrade, et situé à nii-étage. Ce [>ortiquc donne entrée , d'un côté à l'appartement de l'entresol, de l autre à l'escalier des appartements supérieurs, et communique directement avec le jardin par son milieu.
ans rejeter l'opinion qui attribue à Vignole la construction dé habitation , nous devons avertir que n'ayant trouvé aucun renseignement précis et de nature à la confirmer, nous ne la présentons que comme une simple conjecture.
Cette maison, qui fut bâtie par les Grimani , sert aujourd'hui de commun au palais Barberini.
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NOTICES HISTORIQUES
Plan et vue d'une maison, située près de l’église S. M. délia Pace.
•v, 40 La vue que nous publions suffit pour donner une idée assez exacte de l’aspect agréable de ce' petit vestibule , dont la décoration est fort simple. la* plan et l’arrangement de l’escalier méritent encore d’être remarqués.
Plan, élévation et détails de la chapelle S. (liovanni in oleo , située près la porta Latina.
v,«> . Cette petite chapelle fut construite l’an l5oy, sous le (Hintificat «le
Jules II, comme le témoigne l'inscription suivante :
DIVO. IO . EVANGTE . SACELLVM . BENEDICTVS ADAM . AVDITOR . GAI, F, IC’ . DICA VIT.
JVLIO.II*. PONT. MAX. AN". M’.CCCCCVIIIl. (1)
Il i*st probable que l'érection de ce petit monument fut confiée vi Bramante, l’architecte de Jules II. Cette opinion, il est vrai, n’est fondée que sur les rapprochements qu'on |K*ut faire, puisque aucun auteur n’en a fait mention; mais il est difficile de n’y pas reconnaître la manière, le style, ainsi que le caractère «les profils de Bramante.
Cette jolie chapelle, dont les dimensions sont si petites, fût restée inaperçue, si l’art et le goût d'un habile maître ne lui eussent donné de l’importance. Sa forme octogone est agréable, et son ensemble d'une heureuse proportion. On reproche, avec raison, aux ornements «le l attiqueq et surtout au couronnement sphérique, d'être grands cl lourds pour la place qu’ils occupent.
( 1 ) Deux autres inscription* indiquent que le cardinal Frau. Paululins la fit restaurer l'an 1 658 , sous le pontifical d’Alexandre Vil , et que le pape Elément XI la repara de nouveau l'an 1716. Ou lit avec surprise, sur le chambranle de la porte, cette devise française : AV PLAISIR DE DIEV; elle est gravée prés des armes du fondateur, qui était Français.
RT CRITIQUES
Nous aurons lieu , en présentant nos réflexions sur la planche 103 , de signaler une semblable erreur dans un ouvrage du même genre et du meme auteur.
PLANCHE 2(i.
Élévation du petit palais Spada , via di Capo di Ferra.
Cette habitation est peu considérable, mais elle est digne d’attén- vu, lion sous plus d'un rapport. Le rez-de-chaussée a été conçu dans un principe de simplicité suivi jusque dans les moindres détails. Dans Ja plupart de ceux-ci on a exclu, en effet, toute espèce de moulures, et le petit nombre de celles qui régnent sur l'imposte et sur la base des larges piédroits recevant les arcades, sont elles-mêmes peu compliquées. Cette disette d’ornements contribue à faire ressortir davantage la porte d’entrée, intention qui a été visiblement celle de l’artiste, car non-seulement il l’a décorée d’un ordre avec tous scs accessoires, mais il a cherché à lui donner encore plus de relief au moyen des bossages qu’il y a ajoutés. Un rez-de-chaussée d’un effet aussi tranquille donne beaucoup de valeur à l’étage principal , pour lequel on a su réserver une plus grande richesse architecturale , et où l’on distingue un ordre ionique assez bien étudié.
Le deuxième étage est traité d’une manière toute secondaire; loin dele disputer à l'étage inférieur par sa masse, il est, au contraire, composé de façon à le faire briller davantage. La corniche supérieure, quoique peu ornée, a néanmoins l'importance d'une corniche corinthienne, et forme, pour l’ensemble, un couronnement très-convenable.
On a prétendu que cette habitation était l'ueuvre de Vignole. Il existe, en effet, dans les profils, et même dans la composition, quelque analogie avec le style de ce maître ; mais des' doutes s’élèvent dans l’esprit à la suite d’un examen sérieux» -
La dernière arcade de droite, et toute la travée qu’elle supporte, n’ont pas été exécutées. ‘Pour donner plus de charme et de symétrie
*b" NOTICES HISTORIQUES
au dessin, nous n avons vu aucun inconvénient à indiquer ce complément sur la gravure.
Cette façade est bâtie en pépérin, à l'exception des murs du fond qui sont construits en briques apparentes.
lïglise Hc S. Al. de' Monti et collège de’ fiieofiti.
Cette église fut commencée l’an l iÿg, sous le pontificat de Grégoire XIII , par Giacomo délia Porta , qui éleva également, du produit des aumônes, les bâtiments de la cour adjacente. L'édifice voisin , servant de collège aux néophytes, fut exécuté sur les dessins de Gasparo Yecclii, par le cardinal S. Onofrio, frère d'Urbain VIII.
. Le plan de l'église et de ses dépendances offre des dispositions générales bien entendues, et la sacristie est sitnée de manière à rendre le service d’une extrême commodité. Un corridor la sépare de l’église, et cette combinaison , heureusement imaginée, procure à la fois deux communications avec l’extérieur, et trois entrées diverses à l’église; l'une mène au chœur, l’autre sous la coupole et la troisième au milieu df la nef. L’intérieur du temple est remarquable, autant pour le motif de son élégante architecture que pour la justesse et l’harmonie de ses proportions générales; il faut toutefois en excepter la coupole, dont l’élévation est trop considérable. Partout règne une grande richesse , et partout les ajustements sont traités avec un goût qui sent l’école de Vignole. Les ornements sont dorés et se détachent agréablement sur le fond réchampi en blanc. Ce parti donne de la valeur aux peintures et s'harmonise bien avec elles. L’orgue est d'une composition charmante et présente des ajustements fort gracieux.
ET CRITIQUES
lf>9
Elévation du putois Muti Papazzurri, piazza de SS. Apostoli.
Il est diflicile de trouver une façade d’une plus jolie masse, dont 11, ;« les d irisions soient meilleures et les proportions plus heureuses; la polie et les croisées, les bandeaux et les corniches, tout y est dans un rapport des plus harmonieux. Les détails sont loin de répondre au mérite de l’ensemble; ils sont malheureusement fort impurs et d’une exécution peu soignée : Pietro Ferrerio attribue ce palais au marquis Gio: Battista Muti, et fixe la date de sa construction à l’année i644- Il fut habité par le roi Jacques et par le prince Édouard, son fils: le premier y mourut l’an 1767.
Plan du palais délia Consulta, aujourd'hui caserne des gardes nobles, piazza di monte Cavallo.
Ce vaste et somptueux édifice fut construit sous le pontificat de 1 . >• Clément XIII, et destiné au tribunal délia sagra consulta, qui est à la fols une cour criminelle suprême et un pouvoir administratif.
Ce bâtiment sert aujourd’hui de caserne à la garde à cheval du pape, qu’on désigne sous le nom de guardia nubile , garde noble. Le chevalier Ferdinando Fuga, auquel on doit cette construction, y a déployé toutes les ressources de son beau talent, qui brillait surtout dans les combinaisons et dans l’arrangement d’un plan. Ainsi , il a su ménager des logements commodes et spacieux pour le secrétaire lies brefs et de la consulta, procurer aux cuirassiers et chcvau-légers des corps de garde, dont les deux entrées se reconnaissent sur la façade; enfin, trouver <le vastes écuries pratiquées en grande partie dans les souterrains.
la* plan a la figure d'un trapèze, forme ingrate, dont l’architecte a su néanmoins tirer un parti avantageux. On y trouve de grandes et
aa
1^0 NOTICES HISTORIQUES
lielles dispositions, une cour régulière et spacieuse, et des entrées sur les quatre faces du palais.
la; -vestibule, situé du côté de la façade principale, est déeoré avec simplicité; mais la vue du bel escalier à double rampe, et des deux grandes niches latérales, le mouvement produit par les voûtes et par les coupoles elliptiques, lui impriment une sorte de magnificence et de grandeur, à laquelle la richesse n’aurait ajouté que peu de chose. I /escalier à double rampe, que nous venons de mentionner, conserve cette même disposition jusqu’au dernier étage. Il est à proximité des principaux appartements, qu’il est destiné à desservir. Les escaliers secondaires, qu’on trouve aux angles de la cour, sont affectés aux liesoins de cette partie du palais, et sont d’une commodité extrême |K>ur le service. Les entrées aux écuries souterraines sont placées sons les vestibules des deux faces latérales. Ces écuries et les descentes qui v conduisent sont éclairées avec infiniment d'adresse à l'aide de soupiraux établis sur la cour et sur les rues, ou de jours pratiqués au ni- \ eau du pavé de la cour. Il n’y a qu’un examen attentif et prolongé des plans et des coupes qui puisse mettre en état d’apprécier complètement toutes les difficultés qu'il a fallu vaincre, et l'intelligence rare qui a présidé à toutes t'es dispositions.
La façade est d’une belle masse, et la cour d’une architecture noble et simple; mais la décoration de l’une et de l’autre 11e se ressent que trop du goût qui dominait à l’époque où Fuga exerçait son art.
V ue de la cour du palais délia Consulta.
t, ■«. S’il est vrai que l’architecture de cette cour soit peu connecte, on ne peut nier, du moins, qu’elle n’ait du mouvement et de la variété; elle le doit surtout au portique et à la terrasse formant milieu sur l’une des faces. Ce motif très-pittoresque est principalement remarquable pour la manière dont il est combiné avec les masses des bâti-
ET critiques.
ments environnants. Le fond de cette cour s’aperçoit du vestibule principal, et ajoute à l'effet animé de celui-ci ; nous l’avons déjà décrit à l’occasion de la planche précédente. C'est pour faire connaître davantage l'effet de ce vestibule combiné avec celui de la cour, que nous en avons donné une vue perspective.
On remarque avec peine que l'architecte Fuga, après avoir déployé un talent supérieur dans tout le reste de l’édifice, ait composé, pour la face de la cour adossée à l’escalier principal , une élévation dont nous nous abstiendrons de parler, par respect pour cet artiste habile qui toujours fit preuve de génie dans ce qui lui était vraiment propre, mais auquel on peut reprocher «l'avoir suivi trop souvent dans scs décorations le goût et les errements de son siècle.
Plans et coupes d'une maison, piazza de Satiri.
Cette maison servit autrefois d'habitation au commandeur Cassiano vi, *> dal Pozzo, l'ami et le protecteur du Poussin. C’est là que cet amateur éclairé des arts s’était plu à réunir une précieuse collection de statues, de tableaux, de dessins, de médailles, et autres antiquités, dont il reste encore des fragments incrustés sur les murs de la cour, de l’escalier et de la loge du premier étage.
11 faut remarquer principalement dans ce plan, parmi tant d'ingénieux ajustements , l’entrée de l'escalier exécutée tout entière en marbre blanc, la disposition des écuries et des remises; au premier ctage, la manière dont l’arrivée à la loge est étudiée, et la combinaison au moyen de laquelle on est parvenu à mettre en communication l’appartement du fond avec celui du devant.
La construction de cette maison est attribuée à Baldassarre Peruzzi. Quoique les façades de la cour soient conçues dans un assez beau parti et offrent nn aspect agréable, je n’ai pas néanmoins retrouvé dans la plupart des détails le goût exquis du brillant auteur du pa-
NOTICES HISTORIQUES
lais Massimi : les restaurations maladroites que ces façades ont subies a plusieurs reprises, les ont modifiées au point de leur enlever leur caractère primitif. De là vient qu'il est aujourd'hui fort difficile d’en nommer le premier auteur. Cependant on parviendrait peut-être à justifier l’opinion qui désigne comme tel Peruzzi, en établissant divers • rapprochements entre les profils de l’entrée de l’escalier, soit avec
ceux de la chapelle Ghigi à S. M. del Popolo (pl. 97 ), soit avec ceux du tombeau d’Adrien VI , dans l'église S. M. dcll’ Anima.
Maisons de la première époipic de la renaissance, situées via dell’ Orso,
'.à. Fa-s premiers essais d’un art sont toujours intéressants à connaître; vpr.,/, mais souvent il faut moins y chercher des objets d’imitation que des bases sur lesquelles reposent nos principes, ou seulement l’origine de traditions curieuses qui, plus ou moins altérées , sont passées jusqu’à nous. C’est en puisant des documents aux sources, qu’on peut juger sainement des diverses transformations de l’art, et distinguer, dans sa marche , les déviations du progrès.
Telles sont les considérations qui nous ont porté à faire choix de ces deux exemples, ayant l’un et l’autre le caractère des habitations des temps reculés de la renaissance, et où l’on trouve déjà la grâce et la finesse des détails réunies à la simplicité île l'ensemble (1).
Détails des élévations des maisons situées via dell’ Orso. v,s. Nous avons parlé du mérite de ces détails à propos de la planche
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V prêt 5.
(1) Aujourd'hui la maison V près 5 n'est malheureusement plus reconnaissable : en cherchant à la restaurer, on n'a réussi qu’à la défigurer complètement. Doit-on accuser de ce vandalisme la cupidité du propriétaire ou la stupidité du bâtisseur?
ET" CRITIQI'ES. Ij3
précédente : nous pouvons ajouter ici qu'ils ne sont pas moins recommandables sous le rapport de leur belle exécution. La porte de la maison V, 5, est digne de fixer particulièrement l'attention.
Plan du palais Cardelli, piazza Margana.
Plusieurs dispositions ingénieuses qu’on a su obtenir sur un terrain x, i» de forme irrégulière , donnent un certain intérêt à ce plan. L'étude de l’escalier présente d'adroites comb i liaisons, et c’est une heureuse idée que de lui avoir ménagé deux entrées distinctes; l’une est placée sous le vestibule du fond, et l’autre sous le portique qui sépare les deux cours, lequel forme au premier étage une élégante terrasse. On doit remarquer encore qu’on a su faciliter le service en établissant les remises à proximité et à l’intérieur des cours; tandis que pour éloigner le bruit et l’odeur des écuries, celles-ci ont été adroitement reportées au loin et à l’extérieur.
Plan du palais Trulli, piazza S. Andrea délia valle.
La réunion du palais Trulli avec une maison voisine offre une vi, combinaison qui n’est pas sans mérite. On peut aisément comprendre que l’arcade dans laquelle on a placé les deux fontaines adossées, étant ouverte dans la partie supérieure, il en résulte des effets de |)erspective agréables pour l'une comme pour l'autre habitation.
Plan du palais Boccapaduli , près la piazza Mattéi.
On regrette de ne pas trouver dans la décoration architectonique xi,«. de ce palais un goût plus sûr et répondant mieux à l’intelligence qui a présidé à la disposition du plan, f-a fontaine, quoique surchargée de détails bizarres , est néanmoins un ornement pour la cour, où elle
NOTICES HISTORIQUES
produit un assez bon effet. Elle y occupe une place importante, mais à l'écart , et de manière à ne point gêner la circulation des voitures.
Maison, via de I Goi'crno Vecchio.
Vfi-.ii La façade de cette maison, dont la construction doit remonter au milieu du xvi* siècle, est décorée avec une certaine magnificence: mais cette décoration, où l’on 11e remarque ni méthode, ni unité, ni harmonie, est certainement vicieuse. Elle est surtout choquante pour celui qui soumet scs jugements au contrôle sévère d’une saine critique. On se plaît, il est vrai, à retrouver du goût et de l’étude dans l’appareil des refends de l'entre-sol, et principalement dans ceux du rez-de-chaussée ; mais on ne saurait approuver de même la proportion des ordres du deuxième et du troisième étage, ni le mauvais style.de leurs détails. Cependant, malgré ces imperfections et les ■ autres incohérences qu'on pourrait signaler, il règne dans l'ensemble une sorte d'originalité à laquelle l’œil n’est pas insensible.
Dans la cour, les croisées ont été combinées avec l’ordre dorique. Cet ajustement, assez extraordinaire, que la coupe fait connaîtra, est le seul exemple de ce genre que j'aie rencontré jusqu'ici.
Plan d'une maison , située près de l'église S. M. in Monticelli.
vu, >•> Il est assez rare de trouver des escaliers établis dans un espace triangulaire; comme celui-ci a été calculé avec assez d’habileté, nous avons pensé qu’il serait vu avec intérêt. On pourra remarquer encore dans cè plan la manière dont 011 a su ménager un entre-sol au-dessus de l’écurie à l’aide d’une combinaison fuit simple : en même temps qu’une pente douce fait descendre à l’écurie, on monte, à côté et dans la même direction, plusieurs marches qui font arriver à l’entre-sol.
ET CRITIQUES
Plan d'une partie du palais Malara , piazza délie Tre eanellc.
Comme le vestibule de ce palais est spacieux , et qu'il a deux larges 11 . sentrées , les voitures peuvent le traverser ou y être remisées aisément.
On aperçoit, en face de l’une des entrées, une grande niche d’un bon effet. L’escalier se présente avec avantage en face de l'autre entrée.
Cet escalier, qui ne monte qu'au premier étage , reçoit un beau jour par quatre croisées ayant vue sur les jardins.
Plan et vue de la cour du palais de' Romanis, via di monte Brianzo.
(I ne faut pas chercher de combinaisons extraordinaires et compli- v, - «[liées dans la disposition de ce plan, qui tire peut-être son plus grand charme de sa simplicité même. Toutefois, en l'examinant avec attention, on reconnaîtra que la distribution en est commode, et que les écuries et remises sont placées suivant les convenances les mieux comprises. Les élévations de la cour sont régulières et composées dans un caractère de simplicité qui ne manque ni d’élégance, ni de fermeté. Les eaux jaillissantes de la fontaine et les montagnes qu’on aperçoit derrière, au travers des trois baies du portique, forment un point de vue pittoresque fait pour contribuer à l'agrément de cétte habitation.
Élévation du palais Nari, piazza délit Coppel/e.
Li belle division des étages, l'heureuse dégradation des croisées, vm,i. et la correction des profils, constituent le mérite de cette façade. On eût désiré que les refends de la porte, dont l'appareil est d'ailleurs bien étudié, eussent été combinés avec ceux du rez-de-chaussée. Une loge de deux arcades existe au-dessus de la corniche de couronnement ; quoiqu’elle ajoute à l'ensemble un effet pittoresque , nous
I~Ü NOTICES HISTORIQUES
l'avons supprimée comme n'offrant par elle-même aucun ajustement curieux.
Elévation d’un petit palais, situe' à l’extrémité de la piazza \ avoua , du coté du palais yd {temps.
. Vt , |in» i 1 1 élégance de cette composition, la belle proportion des ordres,
la pureté exquise et le caractère des profils, font de suite reconnaître l'architecte Vignola. C'est là, en effet, son style, sa délicatesse, son goût. Il semble même avoir voulu faire ici l’essai des détails qu’il a publiés dans son Traité des ordres , tant la ressemblance est frappante et l'exactitude scrupuleuse. On y remarque, si l'on veut, quelques différences, mais elles n’ont pas d’importance : elles consistent principalement dans la suppression de quelques ornements.
Cette façade n'est malheureusement pas telle que nous l'avons représentée : nous y avons ajouté, pour la régularité et la symétrie, toute la partie comprise au-dessus de l'entre-colonnement de gauche, laquelle n’a pas été exécutée. On regrette encore que la portion qui existe soit enclavée dans des constructions grossières, et, pour ainsi dire, noyée au milieu d’elles.
Malgré le peu de piestige dont est entouré ce beau fragment d'architecture, on éprouve un plaisir infini à le considérer, non-seulement parce qu'on y reconnaît un mérite supérieur, mais encore parce qu’il offre réalisés les sujets de nos premières études, ces modèles classiques qui nous guidèrent au début de la carrière.
Détails de l'élévation d'un petit palais, situé piazza iVavonu.
vi, pm > Comme tout a été dit sur le Traité des ordres de Üarozzi da Vignola, traité qui, en architecture, a valu à son auteur le titre de législateur, nous ne chercherons pas à nous étendre sur le mérite tics
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détails réunis dans If cadre d<* cette planche; nous nous bornerons à ■constater qu’ils sont identiquement les mêmes que ceux du traité célèbre et populaire que nous venons de citer. On y remarque , à la vérité, quelques modifications dans l'architrave et dans 1 archivolte, mais elles sont si légères, qu’à peine doit-on les mentionner. Dans la corniche de couronnement, quelques ornements ont de même été supprimés sur plusieurs moulures et dans les espaces compris entre
les consoles, formant comme des espèces de métopes.
Suite des détails de l’élévation d’un petit palaii, piazza Navontr.
•m Nous signalerons ici la même identité entre l’ordre ionique et celui
• du traité des Ordres : la suppression d’ornements sur quelques moulures de l’entablement et du chapiteau est la seule différence qu'on v remarque. La hase attique a été de plus substituée à la hase ionique. Quant à la croisée, elle est fort belle j et se trouve exactement reproduite dans plusieurs autres édifices élevés par Vignole.
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Plan du palais Astalli , via d' Ara Celi.
On conviendra qu’il était difficile d’obtenir sur un terrain aussi x, t. irrégulier et aussi resserré des distributions commodes et des cflèts d’architecture bien brillants. Cependant, l’auteur présumé de ce plan, trio: Antonio de Rossi . est parvenu à satisfaire aux besoins et aux convenances et même à produire quelques heureuses perspectives.* Ainsi, à l’aide du portique qui traverse le palais, il a su procurer une descente à couvert et nne entrée à l’escalier. L’autre portique , communiquant aux remises, forme une sorte de vestibule assez spacieux pour que les voitures puissent y tourner. L’escalier se présente avec noblesse; il est construit avec une telle légèreté, que la cour,